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Bulletin Quotidien Europe N° 12555
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CONSEIL DE L'EUROPE / BiÉlorussie

L'opposante Svetlana Tikhanovskaïa auditionnée par la commission des questions politiques du Conseil de l'Europe

« En tant que Conseil de l'Europe, en tant qu'Assemblée parlementaire (APCE), nous voulons faire partie de la solution en Biélorussie », a déclaré Rik Daems, président de l'APCE, à l'ouverture de la visioconférence tenue par la commission des questions politiques avec l'ancienne candidate à la présidence de la Biélorussie, Svetlana Tikhanovskaïa, et Andrei Savinykh, président de la commission des affaires internationales de l'Assemblée nationale de ce pays.

Réfugiée en Lituanie, l'opposante a dénoncé « la situation totalement inacceptable » dans laquelle verse la Biélorussie, en insistant sur les brutalités et les arrestations subies par les manifestants, exactions également dénoncées dans une déclaration de la Secrétaire générale du Conseil de l'Europe, Marija Pejčinović Burić, publiée ce mardi matin.

Revenant sur la disparition de Maria Kolesnikova, lundi, et sur l'arrestation des membres de son équipe, Svetlana Tikhanovskaïa a refusé que cet état de fait « soit le destin » de son pays. « Comme des millions de Biélorusses », elle réclame une pression internationale, des sanctions contre les individus qui violent le droit international et un dialogue politique pour « faire avancer le pays ».

Les sanctions ne serviront à rien, a rétorqué Andrei Savinykh, qui certifie que le système biélorusse est à même de se développer pour une transition durable. Il dénie à Tikhanovskaïa toute crédibilité, se réfère aux résultats de l'élection du 9 août, qui n'a été entachée, selon lui, que par une coordination de réseaux sociaux étrangers (notamment des groupes relevant des forces armées polonaises) pour « créer une émotion politique qui s'est déversée avec violence dans les rues ».

À l'exception des représentants de la délégation russe, les différents orateurs ont majoritairement exprimé leur empathie avec le peuple biélorusse. La commission des questions politiques a d'ores et déjà préparé deux résolutions sur cette crise, l'une consacrée à l'urgence d'un processus politique national inclusif et l'autre à la nécessité d'une réforme du processus électoral. Les orateurs ont par ailleurs insisté sur l'importance d'envoyer une délégation sur place.

À terme, a souligné la conservatrice britannique Cheryl Gillan, présidente de la commission, ceux qui se sont exprimés souhaitent voir la Biélorussie être enfin en mesure d'adhérer au Conseil de l'Europe. Minsk en avait fait la demande en 1993, mais le statut d'invité spécial de son parlement a été suspendu en 1997, ce qui n'a pas empêché l'APCE de poursuivre un dialogue permanent avec les parlementaires, la société civile et l'opposition extraparlementaire de ce pays, dernier d'Europe à appliquer la peine capitale. (Véronique Leblanc)

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