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Bulletin Quotidien Europe N° 12555
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Le général Graziano demande des efforts sur les initiatives européennes

Le général Claudio Graziano, président du Comité militaire de l'Union européenne, a fait un bilan mitigé des initiatives européennes en matière de défense, lundi 7 septembre, devant la sous-commission ‘Sécurité et Défense’ du Parlement européen.

Le général a précisé que les premières constatations de l'examen annuel coordonné de la défense (CARD) avaient permis de mettre en lumière le manque de cohérence dans les approches entre les États membres, notamment en termes de marchés publics. 

« D’après les premières analyses, les exigences nationales et de l’OTAN priment sur les exigences européennes, ce qui n’est pas une bonne chose pour les projets européens », a-t-il expliqué.

De même, le général a estimé que la coopération structurée permanente (CSP ou PESCO, en anglais) n’était pas pleinement exploitée. Selon lui, il y a un manque de compréhension et de confiance, et le fait qu’il n’y ait toujours pas d’accord pour la participation des pays tiers rend la CSP moins attrayante.

Le président du comité militaire a également regretté que le budget du Fonds européen de défense soit passé de 13 à 7 milliards d’euros dans le Cadre financier pluriannuel. Selon le directeur général de la DG Défense-Industrie-Espace (DEFIS) de la Commission européenne, Timo Pesonen, l’industrie de la défense va perdre cette année environ 20% de son chiffre d’affaires, mais l’impact se fera sentir d’autant plus l’an prochain.

Revenant aussi sur la création de la boussole stratégique, le général Graziano a estimé que l’engagement des États membres dans sa mise en œuvre sera déterminant pour la crédibilité du projet européen de défense. « Nous devons réduire notre dépendance des fournisseurs extérieurs, c’est pourquoi il faut aller de l’avant », a-t-il ajouté, estimant que les prochains mois seraient déterminants pour la défense européenne. 

Par ailleurs, Timo Pesonen a fait le point sur la création de la DG DEFIS, demandant aux États membres de faire part à la Commission d’experts nationaux qui pourraient rejoindre son service. « On doit augmenter notre expérience et notre personnel, on a besoin d’experts nationaux pour pouvoir constituer une vraie politique de la défense et surtout une culture de la défense », a-t-il expliqué. Actuellement, 220 personnes travaillent au sein de la DG. (Camille-Cerise Gessant)

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