La Commission européenne a invité, mardi 14 juillet, toutes les parties intéressées à présenter leurs observations sur les engagements proposés par Aspen afin de dissiper ses craintes quant à une tarification trop élevée.
Pour Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la Politique de concurrence, la Commission craint que le comportement d'Aspen dans cette affaire « constitue une tarification excessive par une entreprise dominante, ce qui est contraire aux règles de concurrence de l'UE ».
Après avoir acquis les médicaments anticancéreux auprès d'une autre entreprise, Aspen, une société pharmaceutique mondiale dont le siège se trouve en Afrique du Sud, a commencé à augmenter leur prix dans plusieurs pays (EUROPE 11788/18).
Pour parvenir à augmenter les prix, souvent de plusieurs centaines de pour cent, Aspen a tiré parti du fait que les patients et les médecins n'avaient généralement pas d'autre choix que de recourir à ces médicaments anticancéreux.
Aspen s'est engagée à réduire d'environ 73% les prix qu'elle pratique en Europe pour six médicaments anticancéreux au cours des dix prochaines années et à garantir l'approvisionnement de ces médicaments au cours des cinq prochaines années (puis durant une période supplémentaire de cinq ans, Aspen poursuivra l'approvisionnement ou bien mettra son autorisation de mise sur le marché à la disposition d'autres fournisseurs). Avant de statuer, la Commission invite toutes les parties intéressées à présenter leur point de vue sur les engagements proposés par Aspen. (Lionel Changeur)