Le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a estimé, mardi 23 juin, que les États-Unis et la Russie devaient prolonger le traité 'New Start' en attendant de négocier un accord qui comprendrait la Chine.
L’inclusion de la Chine dans les discussions est un point de désaccord entre Washington et Moscou, et Pékin a refusé de se joindre aux négociations. Le traité 'New Start' sur la réduction des armes stratégiques nucléaires expire le 5 février 2021.
« En l'absence d'un accord incluant la Chine, je pense qu'il serait bon d'étendre l'accord ‘New Start’ existant, afin de disposer du temps nécessaire pour trouver un accord entre les États-Unis et la Russie, mais aussi avec la Chine », a expliqué M. Stoltenberg au German Marshall Fund, rappelant que Pékin devait participer au contrôle mondial des armes (EUROPE 12509/14).
Le Secrétaire général a souligné qu’après la fin du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI ou INF en anglais), dénoncé par les États-Unis en raison de multiples violations russes, il ne fallait pas prendre le risque de perdre l’accord 'New Start' avant d’avoir un autre accord pour le remplacer.
M. Stoltenberg a donc salué la tenue des discussions, la veille, entre les États-Unis et la Russie pour un accord sur le contrôle des armes nucléaires. Il s’est notamment félicité du fait que les parties se soient mises d’accord sur un deuxième cycle de négociations et sur la création de groupes de travail. « Bien sûr, le chemin est encore long (pour un accord), mais ce sont des premiers pas importants », a estimé le Secrétaire général.
Il a annoncé que l’envoyé spécial du président américain pour le contrôle des armements, Marshall Billingslea, discuterait ce mercredi avec les alliés des négociations avec la Russie, ajoutant que les États-Unis consultaient étroitement les alliés sur le sujet.
Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les États-Unis et la Russie détiennent toujours 90% des armes nucléaires mondiales, avec respectivement 5 800 et 6 375 ogives nucléaires, loin devant la Chine (320). (Camille-Cerise Gessant)