L’agence européenne de coopération policière (EUROPOL) a publié un nouveau rapport sur la menace terroriste dans l’UE en 2019, dans lequel elle explique que 119 attaques, réussies ou ratées, ont été répertoriées dans l’UE, plus précisément dans 13 États membres. L’agence estime que la menace reste élevée dans l’UE, même si le nombre d'attaques a baissé par rapport à 2018 (129 attaques répertoriées).
Ces attaques ont parfois été mortelles, 10 personnes ayant trouvé la mort dans des attaques à Londres, à Paris ou en Allemagne, 27 autres ayant été blessées.
Le rapport, présenté en commission des libertés civiles du PE (LIBE) par Manuel Navarrette, le responsable du centre de contre-terrorisme à l’agence, indique aussi que 1 004 personnes ont été arrêtées pour suspicion d’actes terroristes dans 19 pays membres, le plus grand nombre d’arrestations ayant été réalisé en Belgique, en France, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni.
Le responsable a identifié trois grandes catégories d’attaques : d’extrême droite, djihadistes et d’extrême gauche.
Trois États membres ont signalé en 2019 un total de six attentats terroristes de droite (un terminé, un échoué, quatre déjoués), contre un seul en 2018. En outre, plusieurs attentats non classés comme terroristes en vertu du droit national, commis par des extrémistes de droite, ont été signalés par l'Allemagne et ont coûté la vie à trois personnes.
En ce qui concerne le djihadisme, l'État islamique (IS) a maintenu son réseau mondial d'affiliés en dépit de ses pertes en Irak et Syrie. En 2019, huit États membres de l'UE ont été touchés par des attaques terroristes djihadistes.
Pour le terrorisme de gauche et anarchiste, les attaques qualifiées de terroristes ont augmenté en 2019 surtout en Grèce, en Italie ou en Espagne. Le nombre d'arrestations a plus que triplé : de 34 en 2018 à 111 en 2019, en raison d'une forte augmentation en Italie.
Voir le rapport d'Europol : https://bit.ly/2YtZXCd (Solenn Paulic)