Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) initieront, mercredi 24 juin, une procédure écrite de 48h à l'issue de laquelle les États membres adopteront des conclusions sur les négociations entre l'UE et le Royaume-Uni préparées dans la foulée du Conseil 'Affaires générales' (EUROPE 12508/14).
Mardi 16 juin, les ministres des Affaires européennes de l'UE avaient eu un échange de vues avec Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, au lendemain de la réunion de haut niveau entre les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, du Conseil européen, Charles Michel, et du Premier ministre britannique, Boris Johnson (EUROPE 12506/6). Ils lui avaient renouvelé leur confiance.
Les États membres « voulaient marquer le coup » avec des conclusions, a dit une source, alors que les négociations avec Londres sur la future relation sont « à mi-parcours ». Le texte, révélé par le Financial Times, ne contient toutefois pas de surprises.
Alors que les deux parties ont décidé d'intensifier les négociations au cours de l’été, le projet de conclusions prend note « des progrès limités » réalisés depuis le lancement des pourparlers bilatéraux en février. Il salue l’intensification annoncée des négociations en vue de trouver un accord avant fin 2020.
Le Conseil de l’UE prend aussi note de la décision de Londres de ne pas requérir l’extension, après 2020, de la période de transition post-Brexit et rappelle qu’il suivra de près la mise en œuvre de l’accord sur un retrait ordonné du Royaume-Uni, notamment du protocole sur l’Irlande du Nord. Il demandera enfin aux institutions européennes, aux États membres et à tous les acteurs concernés de renforcer la préparation à tous les scénarios, y compris celui d’une absence d’accord.
Le Japon veut conclure en six semaines
Parallèlement aux discussions en cours avec l’UE et les États-Unis, Londres a aussi entamé des négociations avec le Japon sur un accord de libre-échange. Le gouvernement japonais donne jusqu'à fin juillet au gouvernement britannique pour conclure ces travaux, en tant qu'ultime délai pour espérer un vote au Parlement japonais à l’automne et une ratification d'un éventuel accord avant 2021, a rapporté l’AFP. (Solenn Paulic)