Les ministres des Affaires étrangères de la Bulgarie, la République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie et le secrétaire d’État américain ont regretté, dans une déclaration commune du 7 mai, veille du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les efforts pour falsifier l’histoire. Ils visent ainsi la Russie sans la nommer.
Plusieurs hauts responsables russes ont récemment accusé la Pologne d’avoir contribué au déclenchement du conflit et la Russie a plusieurs fois tenté de minimiser le pacte germano-soviétique.
« Manipuler les événements historiques qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale et à la division de l'Europe au lendemain de la guerre constitue un effort regrettable en vue de falsifier l'histoire », soulignent les ministres. Ils rappellent que la fin de la guerre « n'a pas apporté la liberté à toute l'Europe » et que « la partie centrale et orientale du continent (était) restée sous le joug des régimes communistes pendant près de 50 ans ».
« La sécurité, la stabilité et la paix internationales durables exigent une adhésion véritable et continue au droit et aux normes internationales, y compris la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les États », ajoutent les dix pays. Ils appellent donc la communauté internationale à rejeter fermement le concept de sphères d'influence et à insister sur l'égalité de toutes les nations souveraines.
Voir la déclaration : https://bit.ly/3dsQorQ (Camille-Cerise Gessant)