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Bulletin Quotidien Europe N° 12483
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ACTION EXTÉRIEURE / Chine

L’ambassadeur de l’UE justifie la publication d’un éditorial censuré

L’ambassadeur de l’UE en Chine, Nicolas Chapuis, a justifié, dans un communiqué publié vendredi 8 mai, la publication, quelques jours plus tôt, d’un éditorial qu’il a coécrit avec les ambassadeurs des États membres en Chine, bien que celui-ci ait été modifié dans le China Daily et non publié par le People's Daily, contrairement à ce qui avait été prévu.

La phrase de cet ‘op-ed’ « l'apparition du coronavirus en Chine et sa propagation ultérieure au reste du monde au cours des trois derniers mois ont signifié que nos plans préexistants ont été temporairement écartés, car l'UE et la Chine sont toutes deux pleinement mobilisées pour relever ce défi, qui est maintenant devenu un défi de dimension véritablement mondiale » a ainsi été amputée de la partie « en Chine et sa propagation ultérieure au reste du monde au cours des trois derniers mois ».

« La délégation de l'UE a été informée par les médias en question que la publication de l'op-ed ne serait autorisée par le ministère chinois des Affaires étrangères qu'à la condition qu'une partie de la phrase relative à l'origine et à la propagation du coronavirus soit supprimée », a expliqué l’ambassadeur de l’UE.

Et si la délégation « a fait connaître ses objections au ministère chinois des Affaires étrangères en des termes très clairs », elle a cependant décidé d'autoriser la publication de la version censurée. « Même sans cette phrase, l'op-ed a transmis des messages clés sur un certain nombre de nos domaines prioritaires à un public potentiel de plus d'un milliard de lecteurs », a justifié M. Chapuis. Il a pris la décision d’autoriser la publication d'un éditorial modifié sans avoir consulté le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) ni les ambassadeurs des États membres, pourtant coauteurs. Ces derniers ont été prévenus après coup.

« Cette décision a été prise sous la pression des délais et n’était pas la bonne », a estimé la porte-parole du SEAE, Virginie Battu.

Interrogée sur de possibles sanctions à l’encontre de l’ambassadeur, elle s’est contentée de rappeler qu’il était affecté pour la 6e fois en Chine, qu’il était un expert et un « réel atout » pour le SEAE.

L’éditorial a été publié en entier dans d’autres médias chinois, sur les réseaux sociaux et sur les sites Internet de la délégation de l’UE et de plusieurs ambassades.

Voir l’éditorial : https://bit.ly/35PBVUg  (Camille-Cerise Gessant)

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