Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a appelé, mercredi 25 mars, à ouvrir l’accès des zones non contrôlées par le gouvernement en Ukraine aux organisations internationales.
Depuis le 21 mars, les séparatistes aux points de contrôle dans les régions de Donetsk et de Louhansk refusent aux patrouilles de la Mission spéciale de surveillance (SMM) de l'OSCE le passage dans les zones non contrôlées par le gouvernement. Les agences des Nations unies, les organisations non gouvernementales et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rencontrent également des difficultés pour accéder à ces zones.
« Il est crucial que la Russie et les formations armées qu'elle soutient permettent à la mission spéciale de surveillance de l'OSCE, aux agences des Nations unies, aux organisations non gouvernementales et au CICR de circuler librement à travers la ligne de contact », a prévenu le porte-parole du SEAE dans un communiqué.
Il a rappelé que la mission de l’OSCE, dont le mandat a été prolongé d’un an le 20 mars, devait avoir un « accès sûr, sécurisé et sans entrave à l'ensemble de l'Ukraine, y compris aux parties des régions de Donetsk et de Louhansk temporairement hors du contrôle du gouvernement », conformément à son mandat.
Rappelant que cette mission avait adapté ses activités de surveillance en réponse à l'épidémie de Covid-19 « afin de garantir la sécurité de tous », le porte-parole a précisé que dans les circonstances actuelles, l’aide humanitaire aux populations des régions non contrôlées par le gouvernement était encore plus importante. Des points de passage ont été fermés à la population afin de contenir la crise du coronavirus.
Des développements importants ont récemment été observés au sein du groupe de contact trilatéral, notamment des discussions sur l'échange de détenus et la définition de nouvelles zones de désengagement, et la Russie ne doit pas mettre en péril « cet esprit constructif » en créant de nouvelles restrictions, a prévenu le porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)