La Commission européenne a assuré, mardi 24 mars, dans une lettre adressée au Président du Sénat français, Gérard Larcher, qu’elle allait poursuivre le dialogue avec les autorités nippones au sujet des enfants privés de tout lien avec leur parent européen à la suite d’un enlèvement commis par leur parent japonais.
Le Sénat a en effet adopté à l’unanimité, le 5 février 2020, une résolution demandant à l’Union européenne de s’exprimer avec force et d’une seule voix sur ce sujet.
Dans cette lettre signée par le vice-président, Maroš Šefčovič, et le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, la Commission assure qu'elle est bien consciente des problèmes liés à la mise en œuvre de la Convention de La Haye de 1980 sur l’enlèvement international d’enfants par le Japon, en raison de l'absence dans le système juridique japonais de la garde conjointe et du droit de visite.
Plusieurs tentatives ont déjà été menées pour sensibiliser les autorités nippones par la délégation de l'UE au Japon, rappelle la Commission. Les prochaines consultations « droits de l’Homme » qui doivent se tenir cette année avec le pays permettront d’aborder à nouveau la question, estime-t-elle.
« En fonction de la réponse des autorités japonaises, une démarche européenne encourageant le Japon à mieux mettre en œuvre la Convention, menée éventuellement avec les États tiers partageant nos positions, pourrait être envisagée dans le futur », précise la Commission.
Voir la lettre : https://bit.ly/2UgfDqo (Marion Fontana)