Les mesures sévères visant à limiter la propagation du coronavirus (Covid-19) ont pour résultat une réduction indéniable de la pollution atmosphérique en Europe, notamment en raison de la réduction du trafic dans les villes, selon les données de l'Agence européenne de l'environnement publiées le 25 mars.
Ces données concernent les concentrations de dioxyde d'azote (NO2), polluant principalement émis par le transport routier.
Elles indiquent qu'à Milan, les concentrations moyennes pour les quatre dernières semaines ont été inférieures d'au moins 24% à celles d'une période équivalente plus tôt cette année. La concentration moyenne pendant la semaine du 16 au 22 mars était de 21% inférieure à celle de la même semaine en 2019.
À Bergame, la pollution par le NO2 n'a cessé de diminuer au cours des quatre dernières semaines. La concentration moyenne pendant la semaine du 16 au 22 mars était de 47% inférieure à celle de la même semaine en 2019.
À Rome, les concentrations moyennes de NO2 pour les quatre dernières semaines étaient de 26 à 35% inférieures à celles des mêmes semaines en 2019.
Des tendances similaires peuvent être observées dans d'autres villes européennes où des mesures de confinement ont été mises en place durant la semaine du 16 au 22 mars, souligne l'AEE.
Il s'agit toutefois d'une réduction de court terme, prévient de nouveau Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'AEE (EUROPE 12451/12). (Aminata Niang)