La Commission européenne a publié lundi 23 mars un nouveau rapport sur la réciprocité en matière de régimes sans visas.
Dans un contexte mondial perturbé par le Covid-19, qui a eu pour effet de voir de nombreux pays du monde bannir temporairement les voyages de court terme vers leur territoire (à l’image des États-Unis envers l'UE tout entière, mais aussi de la quasi-totalité des pays membres de l’espace Schengen, qui interdisent les voyages d’agrément vers leur territoire pour 30 jours), la Commission a fait le point sur les dernières restrictions que les États-Unis continuaient d’appliquer avant la crise à l'encontre de certains pays européens.
Ainsi, la Commission fait état des progrès pour la Pologne, dont les citoyens, depuis novembre 2019, sont dispensés de visa pour se rendre aux États-Unis. Le pays avait en effet réussi à ne plus dépasser le seuil de 3% de refus de demandes de visas à l’encontre de ses ressortissants.
Cela constitue un critère de référence pour les États-Unis, ce taux de refus permettant de se faire une idée du nombre de demandes de visas touristiques non fondées et plus motivées par un objectif d’immigration dans le pays.
Toutefois, les ressortissants de Croatie, Bulgarie, Roumanie ou Chypre sont toujours pénalisés par rapport à ceux des 23 autres pays membres. En dépit de progrès, ces quatre pays enregistrent toujours des taux de refus supérieurs à 3%, note la Commission (9,75% pour la Bulgarie, 4,02% pour la Croatie ou 9,11% pour la Roumanie).
Les citoyens américains, eux, sont dispensés de visa pour venir dans ces 4 pays, comme dans le reste de l’UE.
Dans le rapport, la Commission promet de multiplier les efforts pour lever les exigences de visas pour ces 4 pays membres dès que les circonstances le permettront et que les rencontres seront possibles. À ce stade, les responsables des États-Unis et de l’UE doivent se retrouver en mai prochain pour une nouvelle rencontre ministérielle 'Justice et Affaires intérieures'.
Lien vers le rapport : https://bit.ly/2WNP2mv (Solenn Paulic)