Dans un document commun publié lundi 2 mars en vue du Conseil européen de fin mars, 15 États membres de l'UE réclament le maintien d’une politique de concurrence stricte et indépendante, adaptée aux transitions numériques et climatiques, afin d’éviter toute distorsion dans le marché unique.
Selon le document (signé par l'Autriche, la République tchèque, l'Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne et la Suède), il est impératif de garder un marché intérieur « équitable » et « concurrentiel » et d’assurer comme point de départ la promotion de « conditions de concurrence égales » au sein de l’UE pour pouvoir s’en prévaloir au niveau mondial.
Ainsi, corollaire du maintien d’une concurrence non faussée, il est important pour ces États membres de mettre en œuvre efficacement la législation du marché unique : « la mise en œuvre de la législation sur le marché unique est une tâche commune et l'appropriation politique devrait être accrue », selon ces pays, notamment par la création d'un 'groupe de travail pour la mise en œuvre de la législation du marché unique'. Ce groupe de travail serait envisagé par la Commission européenne, à en croire une version provisoire du plan d’action sur la mise en œuvre du marché unique (voir autre nouvelle).
L'initiative semble sonner comme une mise en garde face à des velléités de politique plus volontariste, voire, pour certains, interventionniste, notamment avec la promotion de projets importants d'intérêt européen commun dans plusieurs secteurs stratégiques (dont les batteries) ou encore l'ambition affichée par la Commission européenne de revoir les règles de concurrence.
Les 26 et 27 mars, le Conseil européen se tiendra à Bruxelles et abordera notamment la question du renforcement de la base économique de l'UE.
Pour consulter le document conjoint : http://bit.ly/2IcAJ2h (Pascal Hansens)