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Bulletin Quotidien Europe N° 12438
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Finances

Finance Watch demande à la Commission d’agir sur le front de l’exclusion financière

L'organisation Finance Watch a appelé la Commission européenne, mardi 3 mars, à agir sur le front de l’exclusion financière et a formulé plusieurs recommandations dans son rapport intitulé « Exclusion financière : rendre visible l'invisible ».

« Notre étude montre clairement qu'au cours de la dernière décennie, l'éventail des citoyens et résidents de l'UE qui luttent pour accéder aux services financiers s'est élargi. Cela souligne le besoin de plus en plus urgent d'un marché européen des services financiers inclusif », a déclaré Olivier Jérusalmy, chercheur au sein de l’organisation.

Après avoir mené plusieurs enquêtes et entretiens dans 23 pays européens, l’organisation a identifié les groupes les plus vulnérables à l'exclusion financière et a recensé trois obstacles auxquels ils sont confrontés pour l’accès aux services, à savoir : les exigences légales, par exemple les documents d’identité et du lieu de résidence, les exigences financières, notamment les coûts partiellement cachés, et le manque de compétences pour y accéder.

La solution pour s’attaquer à tous ces problèmes à la fois, selon Finance Watch, serait de concevoir et de commercialiser des « services financiers de base » permettant à tous les citoyens d’être socialement inclus dans la société. Ces produits devraient être simples, faciles d'utilisation, proposés à un coût raisonnable et un changement facile de prestataire de service devrait être garanti, précise-t-elle.

Autre moyen d'agir, selon elle : réviser la directive sur les comptes de paiement afin de garantir l'accès à un niveau minimum de service pour tous les citoyens. Le texte pourrait, par exemple, adapter le niveau d'accès aux services au niveau des documents fournis dans le cadre du processus d'identification, suggère l'organisation.

Elle propose aussi de réviser la directive sur le crédit à la consommation, qui date de 2008, pour la mettre à jour. Une de ses préoccupations concerne l'utilisation des registres de crédit qui exposent les personnes ayant des antécédents de défaut de paiement au risque d'exclusion. Ainsi, selon elle, toute référence au registre des crédits dans les pratiques de prêt devrait être éliminée.

Voir le rapport : https://bit.ly/2x1BQzf  (Marion Fontana)

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