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Bulletin Quotidien Europe N° 12409
POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Thierry Breton compte remettre de l’ordre dans la gouvernance du programme Galileo

Le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, a fait une entrée remarquée à l’occasion de son premier discours de clôture de la Conférence sur la politique spatiale européenne, mercredi 22 janvier, n’hésitant pas à critiquer la manière de travailler des acteurs spatiaux dans le programme Galileo.

« Je suis heureux parce que j’arrive juste à la fin d'un processus de deux jours. Tous mes collègues, tous les commissaires vous ont félicités, vous ont dit combien vous étiez importants (...) Je peux donc maintenant dire pourquoi je ne suis pas trop content. Bien sûr, pour progresser ensemble… », a lancé d’emblée le nouveau commissaire devant plusieurs centaines de représentants du secteur spatial.

Ainsi, durant son discours, le commissaire s’est longuement attardé sur la question de la gouvernance, sujet dont il est expert, lui qui a été professeur à Harvard justement sur la question, en abordant l’incident qui avait perturbé les services de Galileo en juillet 2019 pendant près d’une semaine (EUROPE 12296/19, 12299/29).

 « Certaines choses que j'ai comprises et découvertes ne sont tout simplement pas ou plus acceptables. Si nous voulons réussir, nous devons inventer une nouvelle façon de travailler ensemble, la Commission, les agences nationales, l'ESA (l’Agence spatiale européenne), la GSA (l’Agence de l’UE chargée des opérations de Galileo et Egnos), les industries », a-t-il déclaré.

« Je ne veux pas revenir sur le problème que nous avons eu en juillet. Je commence à comprendre ce qui s'est passé. Je ne suis pas encore sûr à 100% des responsabilités, mais je vais le découvrir... Et alors, mon travail ne sera pas de punir qui que ce soit, mais de proposer et de construire ensemble une nouvelle gouvernance pour que cela n'arrive plus », a-t-il poursuivi, précisant que son objectif était d’atteindre le « zéro défaut ».

Interrogé par EUROPE, Jan Wörner, le directeur général de l’ESA, a cherché à minorer l’incident de l’été 2019, rappelant qu’il était normal d’avoir des « erreurs humaines » au lancement d’un nouveau système. « Si je vous donne 100 tâches, vous ferez au moins une ou deux erreurs, même si vous êtes très concentré. C'est pourquoi nous devons essayer (…) de couvrir même les erreurs humaines. Et c'est quelque chose que nous devons également voir dans la gouvernance ».

« Pour la gouvernance, la base est là », considère pour sa part Paul Verhoef, directeur de la Navigation à l’ESA et, donc, du développement de Galileo, sondé par EUROPE. Il a admis toutefois qu’il fallait définir plus précisément les tâches de chacun, reconnaissant qu’il y avait eu une certaine « panique » au moment de l’incident technique de juillet 2019. « On a vu qu’il manquait de précision pour savoir qui faisait quoi ».

En novembre dernier, plusieurs députés de la commission 'Industrie, recherche et énergie' avaient adressé une série de questions à la Commission européenne au sujet des résultats de la commission d'enquête mise sur pied à la suite de l'incident estival qui avait perturbé les services de Galileo. Le rapport de la commission avait porté un regard sévère sur la gouvernance de Galileo et avait formulé une série de recommandations pour y remédier (EUROPE 12370/2). (Pascal Hansens)

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