Le Général Vincenzo Coppola, commandant des opérations civiles de l’Union européenne, a annoncé à la sous-commission ‘Sécurité et Défense’ du Parlement européen, mercredi 22 janvier, que la mission EUAM Irak fonctionnait toujours, mais avec seulement un tiers de ses effectifs, en raison de la montée des tensions dans la région, notamment à la suite de l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani, le 3 janvier, dans un raid américain (EUROPE 12396/1).
Lancée en octobre 2017 pour aider à mettre en œuvre les aspects civils de la stratégie irakienne de sécurité nationale (EUROPE 11884/3), la mission EUAM Irak « fonctionne encore, même si l’environnement sécuritaire et militaire est très mauvais », a-t-il expliqué, ajoutant que sur les 60 membres du personnel qui composent cette mission, 20 personnes y assuraient actuellement leurs fonctions. Les autres membres « sont partis pour les vacances et ne sont pas rentrés, sur mes instructions », a expliqué le général.
M. Coppola se rendra lundi 27 janvier en Irak, afin notamment d’évaluer si la situation sur place permet le retour d’une partie du personnel.
Le général a cependant voulu se montrer rassurant. La mission possède deux localisations à Bagdad qui permettent de déplacer le personnel en fonction des besoins sécuritaires. « Dans l’ensemble, la situation est stable, la mission n’a jamais été attaquée jusqu’à présent et il n’y a pas eu d’attaques près de nos sièges », a-t-il précisé. Selon le commandant des opérations civiles de l'UE, les Irakiens ne considèrent pas la mission comme une ‘troupe étrangère’ et, à ce titre, elle ne doit pas quitter le pays.
M. Coppola aussi plaidé pour un renforcement d'EUAM. « Nous devons rester sur le terrain, ne pas esquiver. On a commencé il y a deux ans, puis le mandat a été réévalué (EUROPE 12117/21). Nous continuerons sûrement et peut-être que nous aurons plus de ressources, avant un mandat élargi », a-t-il espéré, conscient que cela devait être envisagé « au fur et à mesure ». (Camille-Cerise Gessant)