La Croatie était bien représentée, mardi 21 janvier, devant la commission de l'éducation et de la culture du Parlement européen pour exposer les priorités qu'elle entend défendre pendant son semestre de Présidence du Conseil de l'UE. Toutefois, malgré 2 heures de discussions avec les députés, elle n'a pas été beaucoup plus loin que ce qu'elle avait déjà annoncé précédemment (EUROPE 12398/14).
Quatre personnalités avaient pourtant fait le déplacement : la ministre de l'Éducation, Blaženka Divjak, qui a indiqué qu'elle travaillerait sur : le rôle de l'éducation et de la formation dans le processus 'Semestre européen', une mobilité équilibrée, la circulation des cerveaux ainsi que les formateurs du futur. La ministre de la Jeunesse, Vesna Bedeković, s'est engagée à propos des jeunes dans les zones rurales isolées, la sensibilisation à la situation des jeunes et la promotion du dialogue entre l'UE et les jeunes. La ministre de la Culture, Nina Obuljen Koržinek, a identifié comme priorités la coopération dans la culture, la lutte contre les risques pesant sur l'héritage culturel et l'éducation aux médias. Enfin, le secrétaire d'État adjoint aux Sports, Krešimir Šamija, a indiqué que la Croatie s'attacherait à mettre en avant les qualifications des entraîneurs ainsi que le rôle des médias dans le sport.
Les négociations sur les programmes Europe Creative, Corps européen de solidarité et Erasmus ont également été évoquées. Sur Erasmus, on fera au mieux, a affirmé Blaženka Divjak. « Je prends note des inquiétudes du Parlement au sujet de la gouvernance. Nous sommes conscients de la problématique, mais nous n'avons pas de mandat. Notre objectif est d'être très actifs », a-t-elle poursuivi.
Plus largement, Blaženka Divjak s'est réjouie que la Commission européenne ait l'intention de mettre à jour l'agenda pour les compétences (très certainement le 4 mars), indiquant que ce paquet contiendrait une « recommandation sur la formation professionnelle, que nous espérons voir adopter au Conseil de mai ». Elle a par contre regretté que la Commission ait pris du retard sur le prochain cadre de coopération des États membres dans le domaine de l'éducation et de la formation, annoncé dans la communication pour une Europe sociale forte pour le 3e trimestre 2020, soit après la fin de la Présidence croate. (Sophie Petitjean)