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Bulletin Quotidien Europe N° 12396
ACTION EXTÉRIEURE / Irak

Le cycle de violence doit cesser, exhorte M. Michel

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a appelé au calme en Irak, vendredi 3 janvier, quelques heures après la mort du général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain sur Bagdad.

M. Soleimani était le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures de l'Iran.

« Le cycle de violence, de provocations et de représailles dont nous avons été témoins en Irak ces dernières semaines doit cesser. Il faut à tout prix éviter une nouvelle escalade», a-t-il prévenu dans un communiqué.

Rappelant que l’Irak restait un pays « très fragile », M. Michel a estimé que « trop d’armes et trop de milices» ralentissaient le processus de retour à une vie quotidienne normale pour les Irakiens.

Le président du Conseil européen a aussi mis en garde contre une « flambée de violence généralisée » dans toute la région et « la montée de forces obscures du terrorisme qui prospèrent en période de tensions religieuses et nationalistes ».

Alors qu'à l'heure d'aller sous presse, et malgré notre demande, le Service européen pour l'action extérieure n'avait pas réagi à la situation, plusieurs États membres se sont par contre exprimés, le 3 janvier, sur la mort du général Soleimani. Les ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique se sont entretenus, dans la journée, avec le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo. 

Le Britannique Dominic Raab a appelé « toutes les parties à l’apaisement », estimant qu’un autre conflit « n'était aucunement dans notre intérêt ». Dans un communiqué, il a rappelé que le Royaume-Uni avait « toujours reconnu la menace agressive posée par la force iranienne Qods dirigée par Qassem Soleimani ».

Selon le porte-parole du gouvernement allemand, « en tuant le général, les États-Unis ont réagi à une série de provocations de l’Iran ». Il a ajouté que l’Allemagne voulait une solution diplomatique à la crise.

Le président français, Emmanuel Macron, a appelé à la retenue et à éviter une « nouvelle escalade dangereuse ». Plus tôt dans la journée, la secrétaire d’État française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, s’était montrée inquiète. « Nous nous réveillons dans un monde plus dangereux. Une escalade militaire est toujours dangereuse », avait-elle estimé sur la radio RTL. Pour elle, il s'agit de « la suite d'une escalade qui dure depuis des mois. Il se passe ce que l'on craignait : un rapport de force qui s’accroît entre les États-Unis et l'Iran ».

Le porte-parole de l’OTAN, Dylan White, a précisé que l’Alliance suivait de près la situation dans la région et qu’elle restait en contact étroit et régulier avec les autorités américaines. De son côté, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, via son porte-parole, a appelé à la retenue maximale, soulignant que le monde ne pouvait pas se permettre une nouvelle guerre dans le Golfe. (Camille-Cerise Gessant)

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