Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a appelé, le 29 décembre, à réduire les tensions dans le nord-ouest de la Syrie après des frappes aériennes et des bombardements « aveugles » par le régime syrien et ses alliés.
« Toutes les parties ont l'obligation de protéger les civils. Le régime et ses alliés doivent cesser les attaques militaires aveugles et respecter le droit international humanitaire », a-t-il exhorté dans un communiqué. Il a aussi demandé un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave, ainsi qu'une protection pour les 3 millions de civils qui vivent à Idlib.
Selon lui, la dernière offensive a fait « d'innombrables morts et blessés parmi les civils et entraîné le déplacement de 80 000 personnes », ce qui porte à près de 800 000 le nombre de personnes déplacées depuis février 2019.
La poursuite des hostilités à Idlib risque de détruire la confiance dans une solution politique négociée et dans les travaux de la Commission constitutionnelle qui viennent de commencer, s’est inquiété le porte-parole.
Il a également rappelé que la lutte contre des groupes terroristes figurant sur la liste des Nations Unies ne permettait pas de porter atteinte au droit humanitaire international ni de prendre les civils pour cibles. (Camille-Cerise Gessant)