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Bulletin Quotidien Europe N° 12378
Sommaire Publication complète Par article 12 / 29
POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

L'Agence européenne des droits fondamentaux appelle à encadrer l'utilisation de la reconnaissance faciale dans le domaine de la sécurité

L’Agence européenne des droits fondamentaux s’inquiète du recours à la reconnaissance faciale pour des opérations de maintien de l’ordre public et de gestion des frontières. Dans un rapport publié le 27 novembre, elle rappelle une série de principes clés destinés à protéger les droits fondamentaux. 

Développements récents

Ce rapport intervient alors que les autorités répressives multiplient les tests à Berlin, Nice et Londres et dans les aéroports d’Amsterdam, de Dublin et de Paris. L'État français est, quant à lui, sur le point de dévoiler son application 'Alicem', qui permettra aux citoyens français de se créer une identité numérique et biométrique afin d'utiliser la reconnaissance faciale pour s'identifier sur les sites officiels de l'État, notamment. 

Il y a quelques jours, la compagnie aérienne Iberia a annoncé offrir à ses clients la possibilité d'embarquer à bord de l'un de ses vols au moyen d'une reconnaissance faciale réalisée via son application mobile.

Des principes clés

Dans son rapport, l'Agence européenne des droits fondamentaux prend note de ces différentes tendances. Partant, elle appelle de ses vœux un « cadre juridique clair et détaillé » pour réglementer le déploiement et l'utilisation des technologies de reconnaissance faciale déterminant le moment où leur utilisation est « nécessaire et proportionnée ». Elle se dit prête à envisager le recours à la reconnaissance faciale « dans des cas exceptionnels », pour lutter contre le terrorisme ou pour détecter les personnes disparues et les victimes de la criminalité, mais souligne que, dans d'autres cas - par exemple, lors de manifestations - cela peut créer un effet dissuasif, empêchant les personnes d'exercer leur liberté de réunion ou d'association. 

Elle insiste par ailleurs sur l'importance de distinguer le traitement des images faciales à des fins de vérification et d'identification, le risque d'interférence avec les droits fondamentaux étant plus élevé dans ce second cas. Enfin, elle rappelle que cette technologie présente une certaine marge d'erreur, qui ne doit pas être mise de côté.

Lien vers le rapport : http://bit.ly/2rx5FF6  (Sophie Petitjean)

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