Rien d'extraordinaire n'est à attendre de la discussion sur le climat au Conseil européen des 17 et 18 octobre, si ce n'est un message d'élan pour l'ambition des prochaines négociations internationales et pour la poursuite des travaux internes à l'UE.
Les dirigeants des Vingt-huit devraient surtout s'attacher aux aspects internationaux de la lutte contre « une menace existentielle » nécessitant « une ambition accrue et une action climatique accrue de l'UE et au niveau mondial ».
Au lendemain de la pré-COP de Costa Rica, il s'agira d'un sommet d'étape vers la COP25 (2-13 décembre, Santiago) et le Conseil européen de décembre qui doit finaliser ses orientations sur le cadre habilitant et les mesures d'accompagnement de la transition juste vers une économie européenne moderne, neutre pour le climat et compétitive.
Le Conseil européen devrait se féliciter des résultats du Sommet extraordinaire 'Action pour le climat’ de New York, souscrire aux priorités de la COP25 (EUROPE 12342/1) et confirmer la détermination de l'UE à montrer la voie de la transition verte, en mettant en œuvre l'Accord de Paris sur le climat.
Selon le projet de conclusions, il devrait souligner qu'il « attend avec intérêt la proposition de la Commission relative à un Fonds de transition juste ».
Il confirmera qu'il finalisera ses orientations sur la stratégie de long terme de l'UE à adopter et communiquer début 2020 à l'UNFCCC, comme il s'y était engagé en juin (EUROPE 12279/2).
Il ne mentionnera pas la neutralité climatique à l’horizon 2050, trois pays - Pologne, République tchèque et Hongrie - n'y étant pas encore disposés (EUROPE 12342A2).
« Le sujet du climat est constant au Conseil européen. Cela traduit l'importance politique d'écouter la jeunesse européenne et du rôle de leadership de l’UE. C'est important pour les politiques publiques aussi », estimait un diplomate, mercredi. Selon une autre source, « l'idée est de conserver l'élan de New York et de donner un signe positif avant la réunion à Santiago ». (Aminata Niang avec la rédaction)