Après les décisions réduisant de manière drastique, l’an prochain, certains totaux admissibles de captures (TAC) et quotas en Baltique, le commissaire européen Karmenu Vella a indiqué, mardi 15 octobre, qu’un soutien financier sera accordé aux flottes de pêche en ces temps difficiles (EUROPE 12349/12).
« Sans un soutien financier approprié, les décisions pourraient avoir de graves conséquences socio-économiques à court terme pour certains pêcheurs, même si la majorité des flottes resteraient rentables », a déclaré le commissaire européen à la Pêche.
La Commission examinera en urgence « toutes les initiatives possibles » en vue d'atteindre les objectifs économiques, sociaux et de durabilité de la politique commune de la pêche, du plan de gestion pour la Baltique et du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), en particulier pour « parvenir à un équilibre entre la flotte et les possibilités de pêche », a indiqué M. Vella. La restructuration de ces flottes de pêche sera une priorité immédiate, y compris par un soutien financier, a-t-il insisté. Le FEAMP autorise notamment des soutiens en cas d'arrêt temporaire des activités.
Les États membres riverains de la Baltique se sont engagés à s'attaquer de manière « efficace et urgente » aux autres causes de dégradation des stocks de poissons (pollution, eutrophisation, dégradation de l'habitat résultant d'activités industrielles et agricoles) « en appliquant les règles de l'UE et, le cas échéant, par le biais de mesures supplémentaires », a ajouté Karmenu Vella.
Le Conseil a prévu pour 2020 un quota réduit au minimum, 2 000 tonnes (contre 24 112 tonnes en 2019), pour les prises accidentelles de cabillaud oriental. Le quota pour le cabillaud occidental est réduit de 60% par rapport à 2019. Le Conseil a prévu des mesures supplémentaires : des restrictions strictes pour la pêche récréative (cinq poissons par pêcheur par jour) et des périodes de fermetures. (Lionel Changeur)