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Bulletin Quotidien Europe N° 12350
Sommaire Publication complète Par article 14 / 25
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Les citadins européens toujours exposés à des niveaux de pollution atmosphérique qui tuent, selon l'AEE

La plupart des citoyens européens vivant en zone urbaine sont encore exposés à un niveau de pollution atmosphérique bien au-delà des limites recommandées par l'OMS, avec des effets néfastes pour la santé et l'économie, selon un rapport publié par l'Agence européenne de l'Environnement (AEE), mercredi 16 octobre. 

Celui-ci repose sur les dernières données provenant de plus de 4 000 stations de surveillance en Europe en 2017 et souligne que les particules (PM), le dioxyde d'azote (NO2) et l'ozone troposphérique (O3) sont les plus nocifs.

 Les particules fines (PM2,5), à elles seules, ont causé quelque 412 000 décès prématurés dans 41 pays européens en 2016, dont 374 000 dans l'UE, rappelle l'AEE. 

Par rapport aux recommandations de l'OMS, les concentrations à long terme de particules fines étaient, en 2017, trop élevées dans 69% des stations de surveillance et au moins dans certaines stations de tous les pays déclarants, sauf en Estonie, en Finlande et en Norvège.

Par rapport aux valeurs limites de l'UE, les concentrations de particules fines étaient trop élevées dans sept États membres de l'UE (Bulgarie, Croatie, Italie, Pologne, Roumanie, République tchèque et Slovaquie). En outre, quatre pays (Bulgarie, Hongrie, Pologne et Slovaquie) n'ont pas encore atteint l'objectif fixé par l'UE pour 2015 en matière d'exposition moyenne aux particules fines sur trois ans.

Le transport routier, les centrales électriques, l'industrie, l'agriculture et les ménages sont les principales sources de polluants atmosphériques. Ces sources sont aussi responsables d'émissions de gaz à effet de serre et de perte de biodiversité. 

L'AEE confirme que des réglementations contraignantes et des mesures locales améliorent la qualité de l'air en Europe (les particules fines ont causé environ 17 000 décès prématurés de moins dans l'UE en 2016 par rapport à 2015).

« Il est inacceptable qu'il faille se demander si le simple fait de respirer est sûr ou non. Nous devons donc redoubler d'efforts pour nous assurer que nos normes européennes en matière de qualité de l'air sont respectées partout », commente le commissaire européen à l’Environnement, Karmenu Vella.

La Commission organisera le deuxième Forum européen sur la qualité de l'air, les 28 et 29 novembre à Bratislava (Slovaquie), qui traitera des mécanismes de financement de l'énergie, de l'agriculture et de la qualité de l'air. 

« Il est temps d'accélérer les changements dans nos systèmes énergétiques, alimentaires et de mobilité pour nous mettre sur la voie de la durabilité et d'un environnement sain », renchérit le directeur exécutif de l'AEE, Hans Bruyninckx, en tablant sur le Green Deal européen promis par Ursula von der Leyen.

Margherita Tolotto du Bureau européen de l'environnement (BEE) déplore la lenteur de l'action nationale : « Où sont les programmes nationaux de réduction de la pollution atmosphérique ? La législation de l'UE est là pour nous protéger contre les polluants nocifs, mais un gouvernement sur trois ignore ses obligations légales et ne parvient pas à assainir l'air. Les citoyens de toute l'Europe méritent mieux que cela. » (Aminata Niang)

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