Les chefs d’État et de gouvernement devraient discuter, lors de leur Conseil européen des jeudi 17 et vendredi 18 octobre, des dernières actions turques dans la zone économique exclusive chypriote, mais surtout dans le nord-est de la Syrie.
Si le 16 octobre, à l’heure où nous bouclions, il n’était pas encore clair si des conclusions sur le sujet allaient être adoptées par le Conseil européen, un diplomate s'attendait à « des discussions considérables sur la Turquie ». Une autre source européenne a estimé que les dirigeants ne pouvaient pas ne pas discuter de cette « crise majeure dans notre région ». Au-delà des conséquences humanitaires, l'offensive pourrait bénéficier à Daech.
Les chefs d'État et de gouvernement pourraient reprendre à leur compte les décisions de leurs ministres d’« adopter des positions nationales fermes concernant leur politique d'exportation d'armements vers la Turquie » en représailles de l’offensive turque en Syrie (EUROPE 12348/1) et de mettre au point un cadre pour des sanctions ciblées envers les « personnes physiques et morales responsables ou impliquées dans le forage illégal d'hydrocarbures en Méditerranée orientale » (EUROPE 12348/2).
Les dirigeants pourraient prendre en compte les derniers développements, notamment au nord-est de la Syrie, mais ne devraient pas discuter de nouvelles sanctions. « Ce qui a été fait par les ministres était déjà fort. (…) Je ne vois pas, à ce stade, de nécessité ou de possibilité d’en rajouter », a précisé un diplomate. (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)