Méconnue, la Banque de développement du Conseil de l'Europe (CEB) soutient les investissements sociaux dans les 41 États membres qui en sont actionnaires.
Une résolution de l'Assemblée parlementaire, adoptée mercredi 2 octobre, salue son travail « qui la distingue dans la grande famille des institutions financières internationales » et l'encourage – pour la période 2020-2022 – à s'engager dans les objectifs de développement durable des Nations-Unies.
Créée en 1956 afin d'aider les réfugiés et déplacés, cette banque « discrète, mais originale », selon les mots de Nicole Trisse (ALDE, française), rapporteur sur ce dossier, s'est orientée vers une aide au développement après l'élargissement aux pays d'Europe centrale et orientale des années 1990. La crise financière de 2008 l'a ensuite amenée à étendre ses priorités vers les personnes les plus défavorisées.
Dans son rapport 2019, la banque affiche – pour 2018 – 3,9 milliards d'euros de projets approuvés, 2,8 milliards de prêts décaissés et 4,9 milliards de fonds levés.
Lors du débat, auquel a participé le gouverneur de la Banque, Rolf Wenzel, les parlementaires ont appelé à une rationalisation de la gouvernance de la CEB. Ils ont également encouragé les États membres du Conseil de l'Europe qui n'ont pas encore adhéré à la CEB à « reconsidérer leur position dans l'intérêt de leur population ».
Ceux-ci sont au nombre de huit : Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Monaco, Fédération de Russie, Ukraine et Royaume-Uni.
Non membres du Conseil de l'Europe, le Kosovo et le Saint-Siège sont cependant parties prenantes de la CEB. (Véronique Leblanc)