La future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le Président actuel de l'institution, Jean-Claude Juncker, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président du Parlement européen, David Sassoli, ont appelé, dans une lettre commune datée du 3 octobre, à l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord.
« Nous pensons que le moment est venu d'ouvrir les négociations d'adhésion avec les deux pays », expliquent les quatre présidents. Ils estiment que Skopje et Tirana « ont fait ce que nous leur avons demandé de faire », tout en précisant qu'il y aurait beaucoup de travail à faire concernant les réformes avant d'adhérer à l'UE.
Rappelant qu’en juin, les dirigeants étaient convenus de parvenir à « une décision claire et substantielle » sur l'ouverture des négociations « au plus tard en octobre 2019 », les présidents expliquent que « le fait pour l'UE de décider d'ouvrir maintenant des négociations (...) constitue un test de la capacité de l'Union à tenir ses promesses et à envisager l'avenir ».
Selon eux, si l'UE veut maintenir son rôle international et protéger ses intérêts, faire un pas vers l'intégration des pays européens qui ont manifesté un intérêt et rempli les conditions requises pour entamer le processus d'adhésion contribuera à y parvenir.
Mardi, à l'issue d'une discussion au niveau des ambassadeurs sur le sujet, les États membres étaient toujours divisés (EUROPE 12340/14).
Voir la lettre (en anglais) : http://bit.ly/2AD6j5m (Camille-Cerise Gessant)