Le groupe de contact international (ICG) sur le Venezuela, réuni le 23 septembre à New York, a fait part, dans une déclaration commune, de ses préoccupations concernant la suspension temporaire des discussions d’Oslo et exhorté les parties à retourner à des négociations « inclusives, crédibles et sérieuses sur la base de l’agenda convenu précédemment ».
Ainsi, l’ICG a estimé que « la table ronde nationale récemment lancée entre les autorités et certaines forces politiques minoritaires n'offrait pas les garanties nécessaires pour un processus participatif et inclusif », un processus pour lequel l’Assemblée nationale, démocratiquement élue, devait être un acteur central.
« La situation dans le pays ne permet pas d'attendre davantage », ont prévenu les membres de l'ICG, mettant en garde contre toute alternative à une transition négociée qui ne pourrait que conduire à une polarisation accrue, à une nouvelle détérioration de la situation humanitaire et à une augmentation des tensions régionales.
À l'occasion de la réunion de l'ICG, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité a annoncé l’organisation, les 28 et 29 octobre prochains à Bruxelles, d’une Conférence internationale de solidarité sur la crise vénézuélienne des réfugiés et des migrants, au niveau ministériel « afin de sensibiliser à la crise, réaffirmer le soutien politique et appeler à une assistance accrue de la communauté internationale ». (Camille-Cerise Gessant)