Le double objectif d'économie budgétaire et d'amélioration des ressources humaines, poursuivi lors de la réforme du personnel de l’UE de 2014, n’a pas été satisfait de manière équilibrée, a révélé un rapport de la Cour des comptes européenne publié mardi 24 septembre.
En effet, si les auditeurs ont reconnu une réduction des coûts « considérable », résultant de la mise en œuvre de cette réforme, ils en ont souligné les impacts néfastes pour le personnel des institutions européennes.
« Les conséquences en termes de ressources humaines des mesures de réduction des coûts n'ont pas été sans conséquences négatives pour les conditions de travail et l'attractivité des institutions de l'UE en tant qu'employeur », a déclaré dans un communiqué Pietro Russo, auditeur chargé du rapport.
Une meilleure préparation et une meilleure mise en œuvre des réformes auraient pu atténuer certains de ces impacts négatifs, selon les auditeurs.
Dans leur rapport, ils recommandent à la Commission européenne, qui emploie environ la moitié de ce personnel, d’établir un plan de gestion des effectifs ; de renforcer sa surveillance et ses rapports sur les problèmes de ressources humaines ; et de procéder à une évaluation d’impact préalable à toute révision prochaine du statut.
Le paquet de réformes du personnel de 2014 comprenait une réduction de 5% de l'effectif, le gel de certains salaires et de certaines retraites, ainsi qu'une révision du statut du personnel.
Pour consulter le rapport de la Cour des comptes : http://bit.ly/2ljSqoD (Hermine Donceel)