Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a fait le bilan – positif – de la première décennie du Partenariat oriental, à l’occasion d’une conférence de célébration de ce dixième anniversaire, à Batumi (Géorgie).
« Il est évident que, grâce au Partenariat et à travers lui, nos relations sont devenues plus profondes, plus structurées et plus prévisibles », a-t-il estimé. L’UE a des accords d’association avec l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie, un accord de partenariat global et renforcé avec l'Arménie, finalise ses négociations pour un accord avec l’Azerbaïdjan et a « un engagement plus transparent avec le Belarus ».
Selon M. Tusk, « tout cela a ouvert un large éventail de nouvelles possibilités », telles que le renforcement des liens économiques, l’encouragement à l’investissement et au commerce, l’amélioration des liaisons et infrastructures de transport, le renforcement de la sécurité et de l'efficacité énergétiques, ou encore, le travail sur l’harmonisation des marchés numériques. L’UE et les pays du Partenariat oriental ont agréé « 20 résultats pour 2020 ».
Kiev, Tbilissi et Chisinau bénéficient aussi d’une libéralisation des visas.
De plus, selon M. Tusk, si le Partenariat n’a pas été conçu comme un mécanisme de résolution des conflits, « il est une communauté de valeurs et de principes et, à ce titre, il s'est efforcé de soutenir la stabilité dans la région et la capacité de vos pays à résister aux pressions ». L’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie ont des conflits territoriaux avec la Russie ou des personnes soutenues par elle, et l’Azerbaïdjan et l’Arménie se disputent le Haut-Karabakh.
M. Tusk a précisé que l’avenir du Partenariat soulevait de nombreuses questions, notamment concernant l’adhésion à l’UE de certains partenaires. Les dernières déclarations des sommets du Partenariat oriental ne mentionnent pas explicitement une adhésion. « Une chose est claire : nous resterons une initiative inclusive pour renforcer les relations entre l'UE et les six partenaires, tout en fournissant une approche différenciée en fonction des propres aspirations et possibilités », a prévenu M. Tusk.
Un processus de consultation structuré a été lancé, en mai, sur l’avenir du Partenariat. (Camille-Cerise Gessant)