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Bulletin Quotidien Europe N° 12274
INSTITUTIONNEL / DÉmocratie

Selon Karl-Heinz Lambertz, les discussions entre les groupes du PE doivent « dégager des contenus clairs » pour la prochaine Commission

Interrogé par une poignée de journalistes lors d'un déplacement en Roumanie, Karl-Heinz Lambertz, président du CdR, a épinglé, mercredi 12 juin, deux priorités dans le cadre des discussions en cours entre les différents groupes politiques du Parlement européen. La première consiste à établir « une définition claire et nette du camp proeuropéen » et la seconde est de dégager « des contenus » le plus clairement possible.

« Nous avons besoin d’une définition claire et nette du camp proeuropéen […] Nous avons également besoin d’une direction qui se dégage tous les cinq ans avec des contenus. Le dialogue entre les parties, pour le moment, devrait porter et porte d’ailleurs à ma connaissance, sur une tentative de ce type, [c’est-à-dire] dégager des contenus d’une manière plus claire que ce qui s’est fait auparavant, lorsque deux grands groupes prédominaient », a-t-il ainsi confié aux journalistes, à l’occasion de la 24e réunion de la commission de l’Environnement, du Changement climatique et de l’Énergie (ENVE) du Comité européen des régions (CdR) à Bucarest (voir autre nouvelle).

Précisant sa pensée, M. Lambertz a dit espérer que les discussions entre groupes politiques déboucheront sur la rédaction d’un document indiquant clairement et concrètement « ce qu’il y a lieu de faire pendant les cinq années à venir ».

Selon Philippe Lamberts, coprésident du groupe Verts/ALE, l’approche actuellement suivie par les groupes politiques en discussion (PPE, S&D, ALDE&R, Verts/ALE) s’inscrit dans cette optique (EUROPE 12271/2).  

Concernant le processus des Spitzenkandidaten, le président du CdR estime qu’il s’agit d’un système imparfait, qui ne pourrait fonctionner que s’il y avait des élections « au niveau de l’Europe tout entière [des listes transnationales] ».   

Répondant à une question sur ses attentes par rapport à la présidence finlandaise du Conseil de l’UE, M. Lambertz a plaidé pour que la priorité soit mise sur la finalisation du cadre financier pluriannuel 2021-2027, dont certains éléments font toujours débat (EUROPE 12273/19). 

Enfin, tout en appelant à davantage d’intégration européenne, le président du CdR a également souligné la nécessité de réexaminer « le rôle de chacun au niveau de la répartition des activités législatives et surtout de la densité de réglementations ». À ses yeux, il faut laisser plus de marge de manœuvre aux niveaux national et régional. (Damien Genicot - stage)

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