Le Conseil national de Résistance de l’Iran va lancer, samedi à Bruxelles, une série de manifestations en Europe et aux États-Unis, avec pour objectif de demander à la communauté internationale de durcir leur politique envers l’Iran et de soutenir la démocratie et les droits de l’homme « en remplacement de la répression actuelle du régime, du bellicisme, du projet d’armes nucléaires, de l’exportation du terrorisme et de l’extrémisme islamique ».
La manifestation de Bruxelles, à laquelle des milliers d’expatriés iraniens, mais aussi de députés européens et l’ancien ministre des Affaires étrangères italien Giulio Terzi sont attendus, sera l’occasion « d’appeler à une politique de l’UE ferme envers le régime iranien », selon un communiqué. « Les Iraniens appellent à la fin des politiques d’apaisement européennes envers le régime, et à l’adoption d’une politique ferme vis-à-vis du régime des Mollahs », y compris via des sanctions. Selon un membre du NCRI, cela pourrait passer par l’actualisation de la liste des personnes sanctionnées pour des violations des droits de l’homme en Iran.
Le NCRI souhaite que l’Occident écoute davantage la population iranienne. « Nous voulons changer les choses par nous-mêmes, nous ne voulons pas d’aide extérieure », a expliqué un membre du NCRI à EUROPE, ajoutant que le lien manquant était l’écoute du peuple iranien.
Les manifestations contre le gouvernement et les grèves se multiplient dans le pays, alors que la situation économique se dégrade, notamment en raison des sanctions américaines. (Camille-Cerise Gessant)