Au terme de ce quatrième cycle de pourparlers, les négociateurs d’un accord de libre-échange entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande ont engrangé de « bonnes avancées » dans tous les domaines abordés. Ceux-ci comprenaient les questions d'accès aux marchés des produits tant industriels qu’agricoles, des discussions sur ces sujets sensibles ayant été engagées à Wellington, du 13 au 17 mai.
Une vidéoconférence, visant à « maintenir l’élan » sur ces questions plus délicates, aura lieu avant le prochain 'round', qui doit avoir lieu en juillet 2019 à Bruxelles.
Lors de ce quatrième cycle de négociations, les parties ont également discuté des offres d'accès aux marchés pour les services, les investissements et les marchés publics et ont scellé le chapitre sur la transparence, d'après un rapport de la Commission européenne (EUROPE 12203/35, 12180/5).
Les discussions sur les règles d'origine ont également été fructueuses ; l'UE a présenté sa proposition concernant les règles spécifiques par produit et les notes introductives à ces règles, sur base de laquelle des discussions détaillées ont été initiées.
Le chapitre sur les obstacles techniques au commerce et ses annexes sur les automobiles et sur le vin étaient également au programme de ce cycle de négociations. Un accord a été trouvé sur les cosmétiques et l'interdiction des tests sur animaux. Le sujet de l'évaluation de la conformité devrait, en revanche, se révéler plus laborieux lors des prochains cycles.
Des progrès importants ont été accomplis dans la consolidation du texte du chapitre sur les mouvements de capitaux, les paiements et les transferts, lit-on dans le rapport. Ce dernier fait également état de discussions constructives dans le chapitre sur les droits de propriété intellectuelle, tout en soulignant une « divergence significative entre les points de vue des deux parties » dans un certain nombre de domaines.
Quant au chapitre sur le développement durable, les avancées ont permis de restreindre, pour les prochains cycles, les domaines encore à aborder, dont la question de la ratification par Wellington des conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (n° 87) et sur l'âge minimum (n° 138). Pour lire le rapport complet (EN) : https://bit.ly/2ZhQ3B2 (Hermine Donceel)