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Bulletin Quotidien Europe N° 12273
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

La préparation de l'UE à un Brexit sans accord reste adéquate à 4 mois de la date butoir, estime la Commission

La Commission européenne a encore assuré, ces derniers jours, qu’elle était en « pause » du ‘Brexit’, les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, mais a néanmoins revu, mercredi 12 juin, son arsenal de mesures afin de se préparer à un scénario de sortie du Royaume-Uni sans accord et a conclu qu’elles étaient, à ce jour, toutes « adaptées » à ce scénario négatif.

« Nous avons évalué les mesures de préparation en amont du Sommet européen de juin. Nous avons conclu qu'il n’y a pas besoin de les amender en substance et qu’elles demeurent adaptées », a expliqué le vice-président Valdis Dombrovskis, chargé de l’Économie et des Finances.

Dans sa communication, la Commission note notamment que, compte tenu de « l'incertitude qui continue à régner au Royaume-Uni en ce qui concerne la ratification de l'accord de retrait – convenu avec le gouvernement britannique en novembre 2018 – et la situation politique générale dans le pays, un retrait sans accord au 1er novembre 2019, reste bel et bien une issue possible, bien que non souhaitable ». La Commission estime cependant qu’il ne faut pas prendre de mesures supplémentaires et rappelle donc ce à quoi il faudra s’attendre en cas de ‘no deal’.

Elle rappelle aussi au Royaume-Uni et à son éventuel futur Premier ministre, Boris Johnson, les engagements du pays : en cas d'absence d'accord, le Royaume-Uni devra régler trois questions principales liées à la séparation, comme condition préalable à l'ouverture de discussions sur les relations futures, en l’occurrence : la protection et la défense des droits des citoyens ayant exercé leur droit à la libre circulation avant le Brexit, le respect des obligations financières contractées par le Royaume-Uni en tant qu'État membre - alors que Boris Johnson les a récemment contestées - et, enfin, la préservation de la lettre et de l'esprit de l'accord du Vendredi saint, de la paix sur l'île d'Irlande et de l'intégrité du marché intérieur, écrit la Commission dans un communiqué.

Pour l’institution, les secteurs les plus sensibles en cas de ‘no deal’ seront ceux liés aux citoyens et à la sécurité sociale, aux médicaments et dispositifs médicaux, aux douanes, aux transports, à la pêche ou encore aux services financiers. Lien vers la communication : https://bit.ly/2IARaFo (Solenn Paulic)

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