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Bulletin Quotidien Europe N° 12273
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INSTITUTIONNEL / Gue/ngl

Les noms pour les postes clés au sein du groupe au Parlement européen se précisent

Les candidats pour les postes clés au sein du groupe parlementaire GUE/NGL, à la vice-présidence du Parlement européen, ainsi que le nombre d'eurodéputés membres commencent à se préciser, à l’issue de la réunion du groupe, qui s'est tenue mercredi 12 juin.

L’actuelle secrétaire générale du groupe, la Finlandaise Sanna Lepola, a été reconduite à son poste et le Grec Dimitrios Papadimoulis (Syriza) est en bonne voie pour être présenté à un poste de vice-président du PE.

Ne reste plus que le poste à la tête du groupe parlementaire. Les tractations sont intenses et rendues difficiles par le confédéralisme inhérent au groupe, qui répond à deux principes fondamentaux : la prise de décision par consensus et le principe de l’égalité entre les délégations. Quel que soit le nombre de députés que compte une délégation, son poids dans le processus décisionnel interne reste le même.

De surcroît, la parité homme-femme, la répartition géographique, l’appartenance à la Gauche unitaire européenne (GUE) ou à la Gauche verte nordique (NGL) ainsi que l’expérience au sein du PE sont autant de paramètres pris en compte. Comme l’a confié une source, le principe de compromis au sein du groupe amène souvent au choix des personnalités les plus consensuelles et non les plus fortes et les plus emblématiques.

Ainsi, le fait que la secrétaire générale soit finlandaise (et donc du nord de l'Union européenne) devrait potentiellement laisser le champ libre pour la présidence du groupe à un membre de la GUE et du sud de l’Europe qui ne serait pas issu de Syriza.

Le nom de Younous Omarjee serait sur de nombreuses lèvres. Député aguerri, il est par ailleurs vice-président de la commission du développement régional (REGI). Mais étant donné que le potentiel vice-président du PE au nom du groupe est un homme, le choix des délégations pourrait se porter sur une femme pour remplacer l’Allemande Gabi Zimmer à la tête du groupe.

Ainsi, la Portugaise Marisa Matias, membre du Bloco de Esquerda, a été un temps pressentie, mais les membres du Parti communiste portugais (PCP) auraient fait connaître leur opposition, en raison de tensions nationales entre les deux partis.

La délégation espagnole, forte de 6 membres, est morcelée entre trois partis et n’est pas en position de force. D’autres envisageraient la Suédoise Malin Björk. Mais sa nomination ne respecterait pas les équilibres géographiques.

Manon Aubry, présidente du groupe ?

Ainsi, certains pensent à Manon Aubry, tête de liste de la délégation de La France insoumise. Il est vrai qu’elle remplit plusieurs critères : elle provient de l’Europe du Sud et c’est une femme. En outre, elle serait chargée de préparer les points politiques au nom de la GUE/NGL pour le futur président de la Commission européenne. Problème : pour l'heure, elle est une eurodéputée inexpérimentée.

Les tractations se poursuivent. Une décision devrait être prise la semaine prochaine. La date butoir pour la nomination des députés aux différents postes et l'élection du prochain président a été fixée au 27 juin (EUROPE 12267/1).

Taille du groupe. Deux eurodéputés irlandais et un député animaliste allemand seraient en bonne voie pour intégrer le groupe. Le groupe pourrait atteindre 42 membres au final. La GUE/NGL resterait toutefois le plus petit groupe politique sous ce mandat.

Postes importants au PE. Le groupe envisagerait de récupérer la présidence de la commission ‘Emploi et affaires sociales’, actuellement aux mains de l’Allemand Thomas Händel, et aussi celle de la délégation pour les relations du PE avec la Palestine, présidée par le chypriote Neoklis Sylikiotis. (Pascal Hansens)

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