Les nouveaux venus britanniques du groupe des Verts/ALE et les élus sortants, confortés dans leur siège le 26 mai, n’ont pas l’intention de faire de la figuration au PE et comptent se servir de leurs fonctions comme tribune pro-européenne au niveau national.
C’est le message qu’ont passé, mercredi 12 juin, Molly Scott Cato, Alyn Smith et les nouveaux venus Magid Magid, Christian Allard et Alexandra Phillips. Après les bons résultats obtenus par leur famille politique (11 élus chez les Verts/ALE), ces élus entendent agir sur les dossiers concrets, comme l’urgence climatique, les inégalités, mais aussi se faire les avocats de l’UE, alors que la situation politique au Royaume-Uni les inquiète.
Pendant leur mandat, qui durera 5 ans, espèrent-ils - « c’est le plan », selon Christian Allard -, ils militeront pour un message pro-UE, pro « remain » et pro-migration, a expliqué Alyn Smith, qui a souligné qu’en Écosse, il y avait consensus sur le besoin « de plus de gens » venant travailler, pas le contraire.
Si le choix des commissions n’est pas encore arrêté, ces élus ont dit leur inquiétude de voir leurs pouvoirs et l’influence britannique se réduire au fur et à mesure que le Brexit traîne en longueur. Ils sont aussi inquiets du leadership dans le pays, avec un futur Premier ministre qui jouera sans doute la carte d’une sortie sans accord.
Molly Scott Cato, elle, compte en tout cas surveiller les travaux du premier groupe britannique au PE, le Brexit Party de Nigel Farage, et ne pas rester discrète si ses 29 élus ne venaient au PE « que pour prendre le salaire » d’eurodéputé, sans travailler en retour. (Solenn Paulic)