Le ratio moyen de prêts bancaires non performants bruts ('gross non performing loans', NPL) dans l'Union européenne continue de décroître pour rejoindre sa trajectoire d'avant-crise, a constaté la Commission européenne dans un 4ème rapport d'étape publié mercredi 12 juin.
À la fin du 3ème trimestre 2018, ce ratio moyen a atteint 3,3%, en baisse de 1,1% par rapport au 3ème trimestre 2017. Depuis 2014, il a diminué de plus de la moitié.
De fortes disparités nationales demeurent néanmoins, les pays ayant été les plus touchés par la crise financière faisant encore état de ratios nationaux élevés. C'est le cas de la Grèce (43,5% contre 46,7% au 3ème trimestre 2017), de Chypre (21,8% contre 32,1%), du Portugal (11,3% contre 14,6%). A contrario, les États dans lesquels le ratio de NPL était le plus bas fin septembre 2018 sont le Luxembourg (0,9%), la Finlande (1,1%), la Suède et le Royaume-Uni (1,2%). En Allemagne et en France, le ratio national s'est élevé respectivement à 1,6% et 2,8%.
Présentant ces bons résultats en matière de réduction des risques financiers dans le secteur bancaire, le commissaire européen à l'Euro, Valdis Dombrovskis, a néanmoins regretté que la baisse continue du stock de NPL dans l'UE n'ait pas permis de faire des avancées dans le parachèvement de l'union bancaire via l'introduction d'un système européen de garantie des dépôts (EDIS).
Au cours de la législature précédente, le législateur de l'UE avait adopté un règlement sur la couverture minimale des pertes inhérentes au stock futur de NPL (EUROPE 11162/1), mais il n'avait pu faire de même concernant une proposition directive visant à stimuler les marchés secondaires de prêts non performants (EUROPE 12236/22).
Voir le rapport de la Commission: http://bit.ly/2XIHjng (Mathieu Bion)