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Bulletin Quotidien Europe N° 12234
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ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

En Extrême-Orient, Mme Malmström défend les règles multilatérales

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, s’est rendue à Tokyo et à Séoul du 8 au 10 avril pour assister à des réunions portant sur la mise en œuvre des accords de libre-échange signés avec les deux pays extrême-orientaux. 

L’occasion pour elle d’exhorter le Japon à œuvrer à la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Corée du Sud à respecter les règles de l’Organisation internationale du travail (OIT). 

Deux mois après la mise en œuvre provisoire du JEFTA, l’accord de libre-échange avec le Japon, Mme Malmström a assisté, à Tokyo, à la première réunion du comité mixte de l’accord, mercredi 10 avril (EUROPE 12184/3). La rencontre a surtout permis d'adopter plusieurs décisions portant sur les procédures de mise en œuvre de l'accord et d’enclencher la coopération bilatérale de suivi de cet accord. 

Dans un discours, la commissaire s’est aussi exprimée sur la responsabilité commune du Japon et de l’UE dans le maintien d’un système multilatéral ouvert et équitable dont découle la nécessaire réforme de l’OMC. D’après elle, un départ étatsunien de l’Organisation verrait s’instaurer la « loi de la jungle ». 

Ce sujet sera très probablement abordé à nouveau entre les deux parties lors du sommet UE/Japon qui aura lieu à Bruxelles le 25 avril prochain, en présence des présidents Donald Tusk et Jean-Claude Juncker et du Premier ministre japonais, Shinzō Abe. 

Corée, droits du travail toujours à la traîne

Auparavant, Cecilia Malmström s'était rendue à Séoul, les 8 et 9 avril, pour présider la huitième rencontre annuelle portant sur la mise en œuvre de l’accord de libre-échange UE/Corée du Sud. Mis en œuvre depuis 2011, ce traité a permis des gains économiques estimés à environ 5 milliards d'euros, d’après une étude citée par la Commission. 

Lors de la réunion, Mme Malmström a soulevé la question de la modernisation de l’accord, mais aussi certains sujets ‘irritants’ comme l’interdiction des exportations de bœuf européen en Corée, les conséquences découlant de modifications imprévisibles des réglementations coréennes ou la longueur des procédures administratives et leur mise en œuvre discrétionnaire. 

Mais la commissaire a surtout réitéré les inquiétudes de l’UE face aux lacunes coréennes en termes de mise en œuvre des dispositions du chapitre de l’accord portant sur le commerce et le développement durable (EUROPE 12161/21). Séoul doit ratifier dans les meilleurs délais quatre des conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail (OIT), deux sur la liberté d'association et deux sur le droit de négociation collective, et aligner sa législation du travail sur les principes de l’OIT. 

Dans une lettre, envoyée le 4 mars dernier à la ministre coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee, et au ministre du Travail, Lee Jae-kap, Mme Malmström avait fait part de ses inquiétudes quant à la pleine mise en œuvre du chapitre sur le développement durable de l’accord de libre-échange et les appelant à « prendre d’urgences des mesures ». 

Pour consulter la lettre aux ministres coréens : https://bit.ly/2UROR9a.  (Hermine Donceel)

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