La désactivation d’un compte Facebook permet au citoyen de cacher ses données personnelles des regards des autres utilisateurs, mais pas de Facebook, qui continue à stocker ses données jusqu’à 30 jours après la suppression (et non la désactivation) définitive de ce compte - à l'insu des utilisateurs du réseau social -, s'est alarmé l'eurodéputé belge Marc Tarabella (S&D), jeudi 11 avril.
Le même jour, il a demandé à la Commission européenne d'enquêter sur cette pratique du géant américain du réseau social, qu'il juge trompeuse.
« Lorsque vous épluchez la page dédiée à la politique d’utilisation des données, à aucun moment il n’est écrit que Facebook continue de suivre vos activités online après la désactivation de votre compte : il s’agit là clairement d’une pratique trompeuse », souligne, dans un communiqué, l'eurodéputé spécialiste de la protection des consommateurs.
Et d'ajouter : « Une entreprise qui souhaite rétablir la confiance chez ses consommateurs ne peut ainsi utiliser les données personnelles de ses utilisateurs sans être claire sur les conditions d’utilisation de celles-ci. C’est le rôle de l’Europe de rappeler les règles de bonne gouvernance et le respect des données à caractère privé aux entreprises et, le cas échéant, d'infliger des sanctions aux récidivistes qui violeraient les règlementations. »
Deux jours plus tôt, la Commission européenne saluait les changements opérés par Facebook dans ses conditions d'utilisation, explicitant désormais la façon dont le géant américain utilise les données personnelles afin de générer des revenus - une avancée obtenue sous la pression d'une action coordonnée des autorités nationales de protection des consommateurs et de l'institution européenne (EUROPE 12233/11, 12232/13). (Aminata Niang)