11/04/2019 (Agence Europe) – Huawei ne cesse de faire parler de lui. Alors que la veille, le sous-secrétaire adjoint américain chargé de la politique d’information appelait à la méfiance, l'équipementier chinois a exposé, jeudi 11 avril, dans son nouveau centre de la cybersécurité, son argumentaire censé rassurer les Européens (EUROPE 12233/25). Sophie Batas, directrice de la cybersécurité chez Huawei, a rappelé qu'à ce stade, aucune 'porte dérobée' ni aucun incident n'avait été prouvé. Pour tranquilliser les Européens, elle a insisté sur le fait que la loi chinoise sur l'intelligence ne s'appliquait qu'aux entreprises opérant en Chine, qu'elle ne pouvait violer la législation d'autres pays et qu'elle ne permettait pas aux fabricants de mettre en œuvre des 'portes dérobées'. « Les données restent en Europe », a-t-elle ajouté. Les États membres doivent remettre leur évaluation des risques, conformément à la recommandation de la Commission, avant fin juin 2019 (EUROPE 12222/23). (SPj)