Les négociateurs du Parlement européen et de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE n’ont pas pu tenir, mardi 12 février, leur réunion de trilogue sur les nouvelles règles du code frontières Schengen proposées en septembre 2017 (EUROPE 11881) et devant permettre aux États membres de rétablir des contrôles temporaires aux frontières intérieures sous de nouvelles circonstances.
Le PE et la Présidence roumaine s’étaient retrouvés le 31 janvier pour une réunion au cours de laquelle le PE avait dit sa disponibilité à abandonner certaines de ses exigences en échange de nouvelles garanties (EUROPE 12184).
Les ambassadeurs devaient ensuite approuver cette direction prise dans les négociations lors de leur réunion du 6 février, mais, dans une lettre datée du 8 février et transmise au bureau du rapporteur slovène, Tanja Fajon (S&D), la Présidence roumaine a indiqué qu’elle n’avait pas obtenu le soutien d'un nombre suffisant d'États membres. Elle a informé le PE de ne pas être en mesure de mener cette nouvelle réunion, mais lui a proposé de se revoir, s’il juge cela « nécessaire ».
Le 6 février, plusieurs pays ont en effet indiqué qu’ils n’étaient pas en mesure d’aller au-delà du mandat adopté en juin, a confirmé une source (EUROPE 12044). Il revient désormais à la Présidence roumaine de dire comment elle compte procéder avec cette réforme alors que l’entourage du rapporteur se demande maintenant si ces nouvelles règles pourront être validées avant la fin de la législature. (Solenn Paulic)