La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a estimé, mardi 27 novembre dans la soirée, qu’il était « grand temps de faire pression pour mettre fin à la guerre au Yémen », qui dure depuis plus de trois ans, a fait 10 000 morts et engendré la pire crise humanitaire du monde.
Après une mission au Yémen où il a rencontré les chefs rebelles, l’envoyé spécial des Nations Unies, Martin Griffiths, a commencé, lundi 26 novembre, à Riyad, ses consultations destinées à organiser des pourparlers de paix, en rencontrant les dirigeants yéménites en exil en Arabie saoudite. Des négociations pourraient reprendre dans les prochaines semaines en Suède.
« Depuis le début du conflit, l'Union européenne soutient que la seule solution réside dans un règlement politique [...] Il est grand temps de faire pression pour mettre fin à la guerre », a souligné la porte-parole dans un communiqué. « Il est essentiel que toutes les parties s'engagent d'urgence à une désescalade pour créer un espace de négociation », a-t-elle ajouté.
Selon la porte-parole, les récents appels à un cessez-le-feu et à une activité diplomatique accrue ainsi que la volonté des parties de faire preuve de retenue peuvent favoriser l'ouverture d'un nouvel espace de discussion.
Lundi 19 novembre, les ministres des Affaires étrangères avaient souligné la volonté de l'UE de contribuer à une solution politique dans le pays (EUROPE 12140).
La porte-parole du SEAE a donc rappelé le « soutien indéfectible » de l’UE à M. Griffiths dans son objectif de relancer les négociations et assuré qu’elle continuerait à s’employer activement à fournir à M. Griffiths et à son bureau le soutien nécessaire, en cas de besoin. (Camille-Cerise Gessant)