Le négociateur en chef de l’Union européenne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, Michel Barnier, a réitéré son invitation à dédramatiser la question de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, mardi 18 septembre.
Michel Barnier, qui s’exprimait à l’issue du Conseil 'Affaires générales' (format 'article 50'), a aussi indiqué que la Commission européenne était disposée à améliorer sa proposition de février sur le filet de sécurité (‘backstop’) destinée à éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord (EUROPE 11971).
« Nous sommes en train de clarifier quels biens venant en Irlande du Nord depuis le reste du Royaume-Uni doivent faire l’objet de contrôles, comment et par qui. Nous pouvons aussi clarifier que la plupart des contrôles peuvent être faits loin de la frontière », par les compagnies ou sur le marché par exemple, a indiqué M. Barnier. Mais, a réitéré le négociateur de l'UE, des contrôles sont évidemment nécessaires du simple fait de la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union.
« Je continue de penser que le moment de vérité sera le Conseil d’octobre », a encore dit M. Barnier alors qu’un sommet spécial devrait être organisé mi-novembre pour finaliser l’accord avec le Premier ministre britannique, Mme Theresa May.
Le négociateur de l’UE a par ailleurs estimé que les négociations avaient progressé depuis le Conseil 'Affaires générales' de juillet, mais qu’il restait encore un accord à trouver sur d’autres sujets comme la gouvernance générale de l’accord et les indications géographiques protégées.
Michel Barnier participera ce jeudi à la réunion informelle des chefs d’État ou de gouvernement de Salzbourg au cours de laquelle il dressera l’état des lieux de la négociation menant au Brexit, programmé pour fin mars 2019 (EUROPE 12097). (Solenn Paulic)