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Bulletin Quotidien Europe N° 12099
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ACTION EXTÉRIEURE / Droits de l'homme

L’UE va lancer une initiative internationale de promotion des droits de l’homme à travers un récit positif

L’Union européenne va lancer, le 27 septembre, à l’occasion de la semaine ministérielle de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’initiative Good Human Rights Stories, alors que la Déclaration universelle des droits de l’homme fête cette année ses 70 ans. 

Selon la note conceptuelle de l’Initiative, l’objectif est de créer « une coalition interrégionale de pays soucieux des droits de l'homme pour développer et partager un nouveau récit positif » sur cette question. Et de parler, pour une fois, de bonnes initiatives dans le domaine plutôt que de violations de ces droits. 

« L'accent sera mis sur les bonnes pratiques en matière de droits de l'homme et sur l'aspiration à la mise en œuvre de politiques fondées sur les droits de l'homme et de processus consultatifs ouverts dans tous les domaines, en identifiant, en partageant, en mettant en valeur et en faisant la promotion des exemples positifs, entre autres parmi ses membres », précise la note conceptuelle. 

Selon le Représentant spécial de l’UE pour les droits de l’homme, Stavros Lambrinidis, « il s’agit d’une initiative politique, pas d’une nouvelle organisation ». Lors d’une rencontre avec quelques journalistes, dont EUROPE, M. Lambrinidis a précisé que l’initiative était un « outil supplémentaire dans la boîte à outils de l’UE », en plus de son travail pour dénoncer les violations des droits de l’homme et de son soutien aux instances onusiennes, entre autres. 

Pour son lancement, l’initiative devrait regrouper, en plus de l’UE, une dizaine de pays, notamment le Burkina Faso, la Gambie, le Cap-Vert, le Pérou, le Chili, l’Argentine, la Tunisie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, la Norvège ou encore la Géorgie. Il pourrait se développer par la suite. 

Ces États n’ont pas pour autant la prétention d'être irréprochables sur les droits de l’homme. « Ces pays ne sont pas parfaits en termes de droits de l’homme et ne se présentent pas comme tels. Ce n’est pas le message. Tout le monde, y compris l’UE, fait face à des défis dans ce domaine. Le test ultime n’est pas d'atteindre la perfection, mais d’avoir les institutions et la volonté politique pour faire face à vos imperfections », a précisé M. Lambrinidis. 

Lors de la première réunion à haut niveau à New York, en présence du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de la Haute-commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, et de la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, « chaque pays va présenter une histoire sur les droits de l’homme issue de son expérience sur le terrain, pendant 5 minutes, dans certains cas, avec la société civile », a décrit M. Lambrinidis. Selon lui, des réunions seront organisées tous les six mois, avec des thématiques différentes à chaque fois. 

Pour l’UE, la première histoire porte sur la directive sur le droit des victimes. Cette directive, de 2012, établit des normes minimales sur les droits, le soutien et la protection des victimes de crimes. Parmi les autres participants, certaines histoires porteront sur l’intégration des migrants, la lutte contre le racisme, la mise en œuvre des objectifs internationaux de développement durable, la sécurité et les droits de l’homme. (Camille-Cerise Gessant)

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