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Bulletin Quotidien Europe N° 12046
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ACTION EXTÉRIEURE / Chine

Les entreprises européennes implantées en Chine souffrent toujours d'un environnement des affaires hostile

Les entreprises européennes implantées en Chine continuent de dénoncer un climat des affaires hostile dans le pays, dû au fardeau réglementaire, aux restrictions à l'accès au marché, aux inégalités de traitement au regard des entreprises locales et aux restrictions en matière d’Internet, selon le dernier rapport d'enquête annuel de la Chambre européenne du commerce en Chine, publié mercredi 20 juin. 

Si 61 % des 532 entreprises sondées sont optimistes pour la croissance de leur secteur en Chine (contre 55 % en 2017), il est devenu « plus compliqué » d'y faire des affaires pour 48 % d'entre elles et 46 % ont manqué des opportunités à cause de barrières réglementaires ou de restrictions à l'accès au marché. 

Elles pointent du doigt un cadre juridique incertain, le renchérissement du coût du travail, des complications administratives et, surtout, des obstacles visant les opérateurs étrangers. 

Pour 51 % des entreprises (contre 54 % en 2017), un traitement défavorable leur est réservé par rapport aux entreprises locales ; 29 % ont connaissance de subventions accordées dans leur secteur aux firmes chinoises et 50 % disent n'avoir perçu aucun changement dans l'accès au marché local, en contradiction avec les promesses d'ouverture du président chinois, Xi Jinping. 

Plus d'un dixième (11 %) des entreprises déplore une fermeture accrue du marché chinois dans leur secteur et seulement 6 % constatent une amélioration. 

Les entreprises pointent du doigt les taxes, les réglementations, les obligations à s'associer en coentreprise avec une firme chinoise, et 20 % d'entre elles dénoncent des transferts de technologie forcés. 

61 % des entreprises soulignent la concurrence de firmes chinoises qu'elles considèrent autant ou plus innovatrices qu'elles, une part en hausse de 15 points par rapport à 2017. 

Moins préparées à évoluer dans un environnement des affaires difficile et désarmées en termes de ressources légales pour s'y adapter, les PME sont les plus vulnérables, souligne la chambre de commerce. 

Les entreprises pointent aussi du doigt la 'Grande muraille électronique' qui encadre l’Internet local : 64 % d'entre elles se plaignent de restrictions (censure et blocage de certains sites, messageries et moteurs de recherche) qui ont un impact négatif sur leurs activités. 

Enfin, en matière de protection de la propriété intellectuelle, une grande partie des entreprises est désormais satisfaite des lois et règlements sanctionnant les violations, mais seulement un tiers jugent leur application « excellente » ou « adéquate ». 

Les entreprises européennes en Chine sont plutôt sceptiques pour l'avenir, puisque 46 % d'entre elles craignent ne jamais assister à une ouverture significative du marché chinois. (Emmanuel Hagry)

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