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Bulletin Quotidien Europe N° 12046
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ACTION EXTÉRIEURE / Acp

Députés européens et ACP appellent à une stratégie anti-terrorisme et à une dimension parlementaire forte du partenariat futur ACP/UE

Enceinte politique du partenariat entre l’UE et les pays du groupe des États ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique), lié à l’UE par l’Accord de Cotonou, l’Assemblée parlementaire paritaire (APP) ACP-UE a fait entendre sa voix, jeudi 21 juin, pour demander le renforcement de la dimension parlementaire du partenariat futur à négocier entre l’UE et les pays ACP, à l’expiration de cet accord de partenariat pour le développement, conclu en 2000 pour vingt ans. 

Les résolutions adoptées par les 78 eurodéputés européens et un nombre égal de parlementaires ACP à l’issue de leur session coprésidée par Louis Michel et Joseph Owona Kono vont de l’appel à une lutte renforcée contre le terrorisme mondial à la fin des hostilités au Soudan du Sud (voir autre nouvelle), à une meilleure prise en compte de l’environnement dans les pays ACP, témoignant de l’étendue et de la vivacité de ce partenariat. 

Le débat, sans résolution, sur le Pacte mondial pour des migrations sûres ordonnées et régulières a permis aux députés partenaires d’exprimer leur soutien à la négociation de ce futur pacte onusien qui aborde la migration dans toutes ses dimensions. 

L’Assemblée parlementaire paritaire a également été informée par le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, de la proposition de budget pour le voisinage, le développement et la coopération dans le budget Action extérieure post-2020 de l’UE (EUROPE 12041). 

Dans une résolution d'urgence, l'APP appelle l'UE et les pays ACP à se doter d'une stratégie exhaustive visant à s'attaquer aux causes profondes du terrorisme, à travers un système judiciaire efficace et indépendant et des politiques appropriées. Députés européens et ACP estiment que la radicalisation et le recrutement d'individus par les réseaux terroristes est un phénomène mondial. Ils demandent aux pays ACP et à l'UE de renforcer leurs efforts pour lutter contre la radicalisation, notamment par l'éducation et l'intégration régionale. 

La résolution adoptée à main levée sur les relations ACP/UE post-Cotonou souligne que le renforcement de la dimension parlementaire de la relation entre l’UE et le groupe ACP et la promotion de son rôle dans le processus décisionnel devraient être des éléments primordiaux du nouveau partenariat ACP-UE. Celui-ci devra être juridiquement contraignant, fondé sur le programme universel de développement durable pour l'horizon 2030. Députés européens et ACP considèrent que l’APP a le mérite de créer un cadre de débat parlementaire transfrontière à une large échelle, qui, s'il n'est pas parfait, constitue néanmoins un bien précieux dans un monde de plus en plus interdépendant. L'assemblée insiste pour que le volet 'financement' du nouveau partenariat soit abordé et négocié en priorité, notamment la question de l'intégration du Fonds européen de développement dans le budget post-2020 de l'UE. Le texte prône un équilibre hommes-femmes au sein des délégations de l'APP, l'intégration de délégués de moins de quarante ans, une représentation des partis d'opposition et de la société civile. 

Une résolution adoptée sur les conséquences sociales et environnementales de l'urbanisation souligne que la priorité doit être donnée aux stratégies de réduction de la production de déchets. L'APP demande à l'UE de se doter de règles contraignantes pour que ses entreprises soient pour les ACP des partenaires efficaces en matière de gestion de l'environnement et investissent de manière responsable et durable dans les États ACP. Le texte rappelle que 62 % de la population urbaine subsaharienne vit dans des banlieues délabrées sans accès à l'eau, l'assainissement, l'énergie, le transport et à des installations de gestion des déchets - facteurs qui contribuent à des décès prématurés liés à la pollution. 

Dans une résolution sur l'incidence des produits phytosanitaires de semences et d'autres intrants agricoles (PPIS) sur les économies des pays ACP, l'assemblée parlementaire paritaire appelle à une stratégie claire pour lutter contre le commerce illicite de ces produits. Une lutte efficace passe par la fourniture d'une assistance technique et financière, le renforcement de la coopération douanière et une lutte des États membres de l'UE contre l'exportation de produits contrefaits, estiment les députés. Ils prônent en outre la révision en profondeur des critères d'autorisation des PPIS et recommandent la création d'un fonds commun ACP/UE pour la recherche publique qui soit indépendante de l'industrie. (Aminata Niang)

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