La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a rappelé, dimanche 20 mai, l’importance du travail des défenseurs des droits de l’homme au Proche-Orient, après la révocation du visa de travail du directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine, Omar Shakir, et les blessures infligées au directeur de l'ONG Mossawa, le Centre de plaidoyer pour citoyens arabes en Israël, Jafar Farah.
Dans un communiqué, la porte-parole du SEAE a rappelé que les défenseurs des droits de l'homme représentaient « des alliés naturels et indispensables dans la promotion des droits de l'homme dans leurs pays respectifs ».
Elle a appelé les autorités israéliennes à revenir sur leur décision de révoquer le visa de travail de M. Shakir, prévenant qu'en cas contraire, « Israël rejoindrait une très courte liste de pays qui ont interdit l'entrée ou l'expulsion du personnel de Human Rights Watch ». Israël accuse M. Shakir de soutenir le boycott contre l'État hébreu.
Sur le cas de M. Farah, une « enquête rapide » sur les circonstances entourant les évènements à Haïfa qui semblent lui avoir causé de graves blessures est nécessaire, selon la porte-parole. M. Farah accuse un policier de lui avoir brisé la jambe après son arrestation pour avoir participé à une manifestation non autorisée de soutien aux manifestants de Gaza, à Haïfa. (Camille-Cerise Gessant)