Quelque 10 500 passages frontaliers irréguliers ont été détectés sur les principales routes migratoires de l'UE en avril, soit un tiers de moins qu'au même mois de l'année 2017, selon les dernières statistiques publiées le 21 mai par Frontex, l’agence européenne de garde-côtes et garde-frontières. « Au cours des quatre premiers mois de 2018, le nombre total de passages irréguliers a chuté de 44 % par rapport à il y a un an, à environ 29 700, principalement en raison de la pression migratoire plus faible sur la route de la Méditerranée centrale », observe Frontex. La route de la Méditerranée orientale, notamment au niveau de la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie, a connu cependant une hausse des arrivées.
En avril, le nombre de migrants irréguliers empruntant la route de la Méditerranée orientale était en effet d'environ 6 700, soit deux tiers de plus qu’en mars. Au cours des quatre premiers mois de cette année, plus de 14 900 migrants sont entrés dans l'UE par la route de la Méditerranée orientale, soit 92 % de plus que durant la même période de l'année dernière.
Le nombre de migrants détectés aux frontières terrestres entre la Turquie et la Grèce a dépassé les détections sur les îles grecques de la mer Égée, note l’agence. Le plus grand nombre de migrants sur cette route au cours des quatre premiers mois de l'année étaient originaires de Syrie et d'Irak.
Pour la Méditerranée occidentale, le nombre de migrants irréguliers était aussi en hausse. Le nombre de personnes étant arrivées en Espagne était de près de 1 100 en avril 2018, soit un quart de plus qu'en avril 2017. Elles étaient principalement originaires du Maroc.
Sur la route de la Méditerranée centrale enfin, le nombre de migrants arrivant en Italie est tombé en avril à environ 2 800, en baisse de 78 % par rapport à avril 2017. Le nombre total de migrants détectés sur cette route au cours des quatre premiers mois de 2018 est tombé à environ 9 400, soit 75 % de moins qu’il y a a un an, dit Frontex. Jusqu'à présent cette année, les Tunisiens et les Érythréens étaient les deux nationalités les plus représentées sur cette route. (Solenn Paulic)