La conférence ministérielle internationale de soutien à la Gambie, coprésidée par l’UE et le président gambien, Adama Barrow, s’est achevée mardi 22 mai à Bruxelles sur un plein succès (EUROPE 12022).
Les engagements pris par le chef d’État gambien et son gouvernement d’ouvrir la page d’une « nouvelle Gambie » ont convaincu la communauté internationale et l’UE d’apporter leur soutien politique et financier au programme national de développement du pays pour 2018-2021, conçu avec l'aide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Au total, la somme de 1,45 milliard d'euros sur trois ans a été promise, dont 140 millions d’euros de dons de l’UE. Ce montant s’ajoute aux 225 millions d’euros déjà engagés par la Commission en aide au développement au début de 2017.
C'est un soutien substantiel à la transition démocratique et aux priorités de ce programme qui vise à réformer un pays sorti en janvier 2017 de vingt-deux années de souffrances et de dictature.
« Quand la transition s’effectue de l’autocratie à la démocratie par le processus électoral, c’est un devoir pour l'UE et la communauté internationale de soutenir cette transition. Nous voulons appuyer le processus démocratique et le développement économique et social du pays. Les réformes ambitieuses engagées par le gouvernement seront notre objectif commun. Nous sommes aux côtés du peuple gambien », a déclaré le commissaire européen à la Coopération internationale, Neven Mimica.
Parmi les huit priorités du programme national de développement, figurent notamment la gouvernance par le soutien aux réformes démocratiques, l’agriculture, la promotion de la création d’emploi, l’accès de la population à l’énergie renouvelable et durable. Adama Barrow a remercié les donateurs et rappelé que ce programme repose sur l’État de droit, les droits humains, la cohésion sociale, la restauration et la préservation de la paix et la stabilité.
Citant « les mesures courageuses pour relancer l’économie, l’engagement pris d’investir dans le capital humain, le développement durable et l’amélioration de l’énergie propre, le développement des infrastructures de communication pour créer la connectivité et des opportunités d’investissement ainsi qu’un environnement favorable aux investissements privés », il s’est dit « optimiste » quant à la concrétisation de ces engagements.
La coopération de l'UE avec la Gambie couvre notamment la sécurité, le développement par la croissance, la justice de transition, le partenariat économique, le commerce, la pêche, la migration. (Aminata Niang)