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Bulletin Quotidien Europe N° 12024
ACTION EXTÉRIEURE / Australie/nouvelle-zÉlande

Feu vert du Conseil au lancement de pourparlers commerciaux qui débuteront en juillet

Les ministres du Commerce de l'UE ont autorisé la Commission européenne, mardi 22 mai à Bruxelles, à ouvrir des pourparlers pour des accords de libre-échange avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, sur la base de directives présentées par la Commission en septembre 2017 et adoptées lundi par le Conseil. 

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, se rendra à Canberra et Wellington en juin pour lancer officiellement les deux processus de négociations. Un premier cycle de pourparlers au plan technique se tiendra en juillet à Bruxelles pour chacune de ces négociations. 

Ces accords viseront principalement à réduire davantage les entraves au commerce entre le marché européen et les marchés australien et néo-zélandais, à supprimer les droits de douane sur les marchandises et à améliorer l'accès aux services et aux marchés publics en Australie et en Nouvelle-Zélande. 

Les secteurs susceptibles de tirer profit des futurs accords sont l'équipement automobile, les machines-outils, les produits chimiques, les produits agroalimentaires transformés et les services. 

« Nous nous attendons à une hausse de 30 % des exportations de l'UE vers ces deux pays à long terme », a précisé le ministre bulgare de l'Économie et président du Conseil, Emil Karanikolov. 

Les mandats s'attachent en particulier à protéger les secteurs vulnérables tels que l'agriculture, qui bénéficiera d'un traitement spécifique. La Commission a assuré que le caractère sensible de certains produits - lait, viandes bovine et ovine - serait pris en compte de manière adéquate. 

En outre, les mandats offrent un cadre moderne sur les normes les plus élevées en matière de protection des travailleurs, de l’environnement et des consommateurs et elles préconisent des dispositions ambitieuses sur le climat, en lien avec l’Accord international sur le climat de 2015. 

Le champ d'application des accords n'inclut pas la protection des investissements, mais l'UE pourra décider de négocier en parallèle des accords distincts avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

« Ces accords offriront aux entreprises de l'UE un point d'entrée précieux dans la région Asie-Pacifique, en mettant les entreprises européennes sur un pied d'égalité avec celles des autres pays de la région signataires de l'accord de partenariat transpacifique », a fait valoir Mme Malmström. 

L'UE est le troisième partenaire commercial de l'Australie. En 2017, les échanges bilatéraux ont dépassé 47,7 milliards d'euros, avec un excédent de 21 milliards d'euros favorable à l'UE qui exporte vers l'Australie principalement des produits manufacturés et en importe surtout des produits miniers et agricoles. L'UE a fourni à l'Australie près de 20 milliards d'euros de services commerciaux et y détenait plus de 160 milliards d'euros d'investissements directs en 2016. 

Avec des échanges bilatéraux de plus de 8,7 milliards d'euros en 2017 (et un excédent de 1,9 milliard d'euros en sa faveur), l'UE est le deuxième partenaire de la Nouvelle-Zélande, après l'Australie. L'UE y exporte principalement des produits manufacturés et industriels et en importe surtout des produits agricoles. Elle y détenait près de 10 milliards d'euros d'investissements en 2016. (Emmanuel Hagry)

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