La France ne veut pas retarder le lancement des négociations pour des accords de libre-échange entre l'UE et deux grandes économies du Pacifique, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, auquel les États membres devraient donner leur feu vert, mardi 22 mai (EUROPE 11862), mais elle veut s'assurer de l'ambition de ces accords en matière de protection du climat et de développement durable.
« Sur le fond, nous nous sommes mis d’accord en amont [du Conseil des ministres du Commerce de l'UE, mardi prochain, NDLR]. Nous appelons ces négociations de nos vœux, comme l'a rappelé le président français, Emmanuel Macron, lors de son récent voyage en Australie et lorsqu’il a reçu le Premier ministre néo-zélandais, Mme Jacinda Ardern, en mai », nous a confié un diplomate français.
« Nous n’avons pas retardé le processus, mais avons souhaité que les mandats de négociation prennent pleinement en compte les leçons de l'accord de libre-échange UE/Canada (CETA). Nous voulons un accord ambitieux » sur la prise en compte de l'Accord international sur le climat conclu à Paris en 2015 et sur les dispositions en matière de développement durable, a-t-il expliqué.
Lors des discussions au niveau des ambassadeurs des pays de l'UE (Coreper) sur les mandats de négociation, la France a insisté sur la prise en compte d'une 'clause essentielle' relative à la conformité de tous les futurs accords commerciaux au regard de l'accord de Paris (EUROPE 12017). (Emmanuel Hagry)